Société
21:35 8 mai 2016 | mise à jour le: 8 mai 2016 à 21:35 temps de lecture: 3 minutes

Marche pour sauvegarder la clinique SABSA

SANTÉ. Environ 200 supporteurs de la Coopérative de solidarité SABSA ont bravé la pluie, dimanche, afin de marcher jusqu’à l’Assemblée nationale pour manifester en faveur de la sauvegarde de la clinique de soins primaires de la basse-ville de Québec. L’initiative locale ne cadre pas dans les plans du ministère de la Santé.

Fonctionnant sans médecin, la petite clinique installée depuis cinq ans sur le boulevard Charest voit son avenir compromis. Le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, a répété plusieurs fois qu’il ne consentait pas à faire d’exception dans le réseau public. Pour lui, les soins de santé doivent être offerts par des médecins.

De leur côté, les membres fondateurs de SABSA, dont deux soignantes, Isabelle Têtu, infirmière praticienne spécialisée en première ligne, et Maureen Guthrie, infirmière technicienne qui a pris sa retraite pour présider le c.a. de la coop, estiment intervenir auprès d’une clientèle qui ne fréquente pas les hôpitaux. Leur action offre des soins à des personnes en situation de grande vulnérabilité et priorise la prévention.

Tenue sous le slogan «Sauvons SABSA», la marche visait justement à sensibiliser la population et le gouvernement à l’importance de maintenir les services de cette clinique de proximité. «Nous voulons démontrer l’appui populaire envers ce projet qui répond aux besoins de la basse-ville. Pour défendre les clientèles vulnérables, il faut souvent prendre la rue. C’est ce que nous faisons pour qu’ils soient entendus», indique Mme Guthrie.

Messages et espoir

Au fil des derniers jours, de nombreux messages ont été transmis via le compte Twitter, le courriel et le téléphone du ministre Barrette, en vue de l’inciter à revoir sa position. La seule ouverture consentie de sa part proposait l’intégration de SABSA au CLSC Basse-Ville. Or, une rencontre entre lui et les administrateurs de la clinique hors normes de la basse-ville de Québec doit avoir lieu au cours de la semaine.

S’ils fondent un espoir de compromis, les dirigeants insistent tout de même pour que la pression soit maintenue jusqu’à que l’avenir de SABSA soit assuré. Ils souhaitent ainsi que la campagne de sociofinancement visant à recueillir 250 000$ (objectif à 30% atteint) se poursuive via la plateforme La Ruche. Même chose pour la pétition de soutien qui compte près de 9000 signatures.

À propos de SABSA

L’acronyme SABSA signifie : Services à bas seuil d’accessibilité. La coopérative de solidarité locale a été créée en 2011 pour contrer l’ampleur de l’épidémie de l’hépatite C et du VIH-sida parmi des populations vulnérables du centre-ville de Québec. C’est depuis 2014 que SABSA expérimente un projet pilote de clinique de proximité de soins infirmiers (sans rendez-vous) destinée aux résidents des quartiers centraux Saint-Sauveur et Saint-Roch.

Mission et objectifs

-Offrir des soins et services de proximité en santé par une équipe multidisciplinaire regroupant différents professionnels;

-Améliorer et favoriser l’accès à des soins et services de santé préventifs ou curatifs;

-Responsabiliser les personnes face à leur santé;

-Favoriser le mouvement coopératif auprès des membres.

Québec Hebdo

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