Société
17:00 3 mars 2016 | mise à jour le: 3 mars 2016 à 17:00 temps de lecture: 3 minutes

Maison Marie-Frédéric: un agrandissement pour accorder plus de temps aux jeunes en difficulté

AGRANDISSEMENT. Afin de donner davantage de temps aux jeunes en difficulté pour repartir sur des bases solides, la Maison Marie-Frédéric s’agrandira pour doubler sa capacité d’accueil.

Cet organisme installé depuis environ 25 ans sur la rue Saint-Vallier Ouest, dans le quartier Saint-Sauveur à Québec, planche sur le projet depuis au moins trois ans, indique le directeur général, Sylvain Gervais. La Maison Marie-Frédéric accueille des jeunes de 18 à 30 ans ayant connu des difficultés, comme de la détresse psychologique ou des problèmes de toxicomanie.

M. Gervais explique que pour les premiers trois mois, le personnel aide les jeunes à apprendre à se connaître pour avoir conscience de leurs forces et leurs faiblesses. «Ensuite, on tombe dans la phase de planification de vie, que ce soit un retour aux études ou pour se dénicher un travail, ou les deux. On les accompagne et on les soutient dans ces démarches», explique M. Gervais.

Ce processus implique également de l’aide pour la recherche d’un logement. Sauf qu’avec le taux d’inoccupation faible à Québec, il est souvent difficile pour eux de se trouver un endroit où habiter, souligne le directeur-général, poussant certains à retourner dans la rue au bout des trois mois à la Maison Marie-Frédéric.

Agrandissement

Le projet d’agrandissement fera passer de 9 à 18 le nombre de chambres de style studio, permettant ainsi de plus longs séjours. «C’est pour donner du temps aux jeunes dans leurs démarches socio-professionnelles, de se trouver un emploi ou de reprendre une formation scolaire. Au bout d’un an, ils seront davantage en mesure de voler de leurs propres ailes. Ils n’auront pas la pression de trouver un logement», mentionne M, Gervais.

L’organisme a fait l’acquisition d’une résidence derrière son bâtiment sur la rue du Pont-Scott dans le but de la démolir et d’y construire l’extension. Ce projet a été un «long processus» en raison du zonage qui ne prévoyait pas une telle construction dans le secteur. Après plusieurs modifications au projet, qui a notamment dû être diminué d’un étage et de trois chambres, une dérogation a finalement été accordée par les instances municipales au cours des dernières semaines. L’apparence de la devanture de la bâtisse actuelle, l’ancien presbytère de la paroisse Notre-Dame-de-Pitié, ne sera pas altérée.

Avec cette dérogation obtenue, l’organisme se penchera prochainement sur l’évaluation finale des coûts des travaux. Afin de les financer, la Maison Marie-Frédéric a vendu une résidence qui lui appartenait sur la rue Gamelin. L’agrandissement sera aussi financé par le biais du volet III du programme AccèsLogis de la Société d’habitation du Québec et du Programme de soutien aux organismes communautaires du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec. Action-Habitation a été mandaté comme gestionnaire de projet.

Travaux

M. Gervais espère que les travaux débuteront à l’automne 2016 ou au printemps 2017. Cela dépendra des budgets accordés par les gouvernements au financement de logements abordables et de l’attribution de ceux-ci entre les régions. «C’est sûr que nous, ça fait trois ans qu’on est là-dessus. On souhaiterais être sur le dessus de la pile», affirme M. Gervais.

Québec Hebdo

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