Société
15:00 4 mars 2016 | mise à jour le: 4 mars 2016 à 15:00 temps de lecture: 4 minutes

Roulotte «Le Marginal»: plus d’espace pour venir en aide aux jeunes de la rue

COMMUNAUTAIRE. Grâce à une aide de près de 110 000$ des Clubs Lions de la région et de la Fondation internationale des Clubs Lions, la nouvelle roulotte «Le Marginal» de La Société de Saint-Vincent de Paul de Québec sillonne les rues de Québec en offrant davantage d’espace aux bénévoles et aux utilisateurs de ce service venant en aide aux jeunes en difficulté.

Dans les rues de la Haute-Ville et de la Basse-Ville depuis 1993, «Le Marginal», un service de première ligne, permet aux personnes dans le besoin d’avoir accès à des vêtements, des repas et des ressources qui peuvent les écouter et les diriger vers les organismes pouvant leur venir en aide en lien avec leurs problèmes spécifiques.

La directrice de la Saint-Vincent de Paul de Québec, Chantal Godin, ne le cache pas, l’ancienne roulette était désuète. Le manque d’espace et le manque d’installations où entreposer les aliments chauds ou froids posaient plusieurs problèmes. «Maintenant, nous avons un espace spécifiquement pour les usagers qui ont notamment accès aux vêtements sans avoir à traverser l’endroit où on prépare la nourriture», explique-t-elle. Ainsi, un espace est réservé aux bénévoles qui préparent les repas alors que l’autre permet aux usagers de s’asseoir à une des trois tables pour manger ou discuter.

«Je pense que les usagers se sentent mieux. C’était aussi une question de dignité et je crois qu’on a réussi à améliorer ça», indique Pascale Bouffard, intervenante responsable du programme des roulottes à la Saint-Vincent de Paul de Québec.

Clientèle changeante

Mme Godin observe une augmentation de l’achalandage à la roulotte au cours des trois dernières années. Une situation qui peut s’expliquer en partie par le fait que le service soit constant, ce qui a comme effet de fidéliser les gens en quelque sorte.

Le bouche à oreille y est aussi pour quelque chose, mais le coût des logements en est probablement la principale cause, souligne Mme Godin. D’autres vivent des situations instables à ce niveau, restant à un endroit pendant quelques semaines avant de changer de place à nouveau. «On en a qui sont stables en logements, mais qui n’ont pas les moyens de se payer suffisamment de nourriture», ajoute Mme Bouffard.

Projets

Les responsables de la roulotte aimeraient bien conclure davantage de partenariats dans le futur. Une nouvelle collaboration est d’ailleurs en marche avec l’école Boudreau pour venir en aide aux jeunes raccrocheurs. «On aimerait pouvoir se diversifier, aller dans différentes écoles et aller cherche les jeunes raccrocheurs. Ils font quelque chose de bien pour leur avenir, mais parfois leur situation, que ce soit au niveau de la famille ou de l’emploi, peut rendre les choses difficiles», souligne Mme Bouffard.

Au niveau des besoins, les produits d’hygiène se font toujours plus rares à la Saint-Vincent de Paul, en raison probablement de leur prix plus élevé que certaines denrées. «On se dit que si on peut aider les gens à avoir ces choses qui coûtent plus cher, ça peut leur donner un coup de main pour l’épicerie», affirme Mme Godin.

Elle ajoute également qu’il est très difficile de recruter des bénévoles, bien qu’ils soient essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. «Si on n’avait pas de bénévoles, le mouvement n’aurait pas la même ampleur. Le recrutement est super important. Un point de service peut avoir à fermer s’il n’y en a pas», souligne la directrice.

La Saint-Vincent de Paul de Québec compte 14 000 bénévoles à travers le Canada, dont 800 au Québec.

Québec Hebdo

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