Société
16:50 17 novembre 2016 | mise à jour le: 17 novembre 2016 à 16:50 temps de lecture: 2 minutes

Vieux-Québec: conserver les rues résidentielles toujours une priorité

TOURISME. Le conseil d’arrondissement de La Cité-Limoilou a refusé deux demandes pour convertir des maisons du Vieux-Québec en établissements hôteliers. 

Plusieurs résidents du Vieux-Québec affichent des chambres à louer sur la plateforme AirB&B.

TC Media – Raphaël Beaumont-Drouin

Des propriétaires de la rue Sainte-Ursule et de l’avenue Sainte-Geneviève avaient fait cette demande au conseil d’arrondissement. «On a des citoyens qui vivent là, rénovent, et veulent avoir une qualité de vie. Il faut protéger la vocation résidentielle. À l’heure actuelle, vous n’êtes pas dans une zone où ça pourrait être permis», a répondu la présidente du conseil, Suzanne Verreault à la propriétaire de la rue Sainte-Ursule, qui s’était déplacée à la séance publique pour faire valoir son point de vue.

La position du conseil est également appuyée par la conseillère du district du Cap-aux-Diamants, Anne Guérette. Les deux élues ont chacune souligné que la politique avait fait l’objet d’un plan de normalisation du secteur en 2010, et qu’il était trop tard aujourd’hui pour accorder des droits acquis ou des dérogations.

Bien que cette position soit claire, la gestion de l’hébergement de type AirB&B l’est beaucoup moins, comme l’ont fait remarquer des citoyens qui se sont présentés au micro. Une étude est présentement en cours, s’est limitée à dire Mme Verreault, la Ville poursuit sa «grande réflexion».

Questionnée par TC Media Nouvelles, Mme Verreault ajoute qu’il est difficile d’agir contre des propriétaires qui accueilleraient des touristes dans leur maison avec un service Internet comme AirB&B.

«Pour le moment, on n’a pas un gros contrôle. On a une ressource à temps plein sur l’hébergement illégal. Il y a des gens qui se plaignent. Des citoyens surveillent tout le temps. On a quelqu’un qui visite les sites, mais c’est difficile à prouver. C’est sous-terrain, pas encore reconnu. C’est comme le Uber de l’hébergement.»

Mme Verreault n’a pas voulu s’avancer sur quand sera rendue publique l’étude de la Ville, ni quelles mesures pourraient être adoptées pour encadrer ce type de mesures.

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