Société
20:15 1 mai 2015 | mise à jour le: 1 mai 2015 à 20:15 temps de lecture: 3 minutes

La route du sang: 36h pour sauver des vies

SANTÉ. Du sang, une course contre la montre, des technologies sophistiquées, des mesures extrêmes de sécurité, des rôles bien campés, des livraisons d’urgence par voiture, bateau, hélicoptère, des vies en péril, des vies sauvées… La route du sang, depuis son prélèvement jusqu’à son arrivée à l’hôpital, a quelque chose du film hollywoodien. Si ce n’est que l’efficacité de la formule ne doit en rien compromettre la qualité du produit.

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Entre le moment où vous donnez de votre sang et celui où l’hôpital le reçoit, 36 heures au plus se seront écoulées, mentionne Nicolas Nadeau, conseiller en organisation de collectes chez Héma-Québec. Une trentaine d’heures au cours desquelles le sang, produit périssable, est soumis à une batterie de tests et d’opérations réglés au quart de tour où rien n’est laissé au hasard pour alimenter adéquatement et constamment les centres hospitaliers.

Les culots de sang prélevé quotidiennement arrivent ainsi chez Héma-Québec en fin de journée ou de soirée. Cinq échantillons de chaque don seront acheminés à Montréal pour analyses pendant que, simultanément dans les laboratoires de Québec, on procèdera au fractionnement du sang. Ce processus automatisé permet d’isoler les différents composants du sang – globules rouges, plaquettes, plasma et plasma congelé, chacun aux usages bien distincts (voir tableau).

Suit une période de quarantaine dans l’attente des résultats des analyses menées à Montréal pour y dépister la présence d’infections. Quand les tests sont négatifs, les produits sont étiquetés et entreposés. Mais la course contre la montre ne s’arrête pas là: la courte période de conservation des produits sanguins impose un roulement quotidien.

Héma-Québec tient en moyenne un inventaire de cinq ou six jours pour répondre aux demandes des hôpitaux, pour lesquels des commandes sont montées et livrées sept jours sur sept, jour et nuit selon les besoins.

Assurance qualité

Les pertes liées à la date de péremption ne dépassent guère le 1% par année, chiffre Nicolas Nadeau. Un certain pourcentage pourra également être jeté en raison de bris dans le processus ou de doute sur la qualité ou la traçabilité du produit. «Mais on essaie de réduire au maximum les pertes liées à des erreurs administratives», précise le conseiller qui insistera en terminant sur les hautes exigences de rigueur auxquelles s’astreint l’organisme.

Usages du sang fractionné

Globules rouges

Accidentés, personnes qui subissent une chirurgie et celles qui souffrent d’anémie

Plaquettes

Personnes qui suivent un traitement de chimiothérapie

Plasma

Grands brûlés ou victimes d’hémorragie

Plasma congelé

Personnes souffrant de maladies de la coagulation du sang

Pour connaître les points de collecte quotidiens: http://www.hema-quebec.qc.ca.

Membre du Groupe Québec Hebdo

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