Société
20:33 19 février 2015 | mise à jour le: 19 février 2015 à 20:33 temps de lecture: 3 minutes

Pour bonifier l’offre touristique culturelle

PROJET. Héritage Québec et la Société d’histoire de Sillery travaillent sur une vision bonifiée de l’offre touristique culturelle actuelle de la ville de Québec. Du Vieux-Québec au Vieux Cap-Rouge, de la Grande Allée au fleuve Saint-Laurent, ils cherchent à exploiter le potentiel historique et patrimonial de ce périmètre étendu au sein d’un circuit interconnecté qui aurait l’avantage de prolonger le séjour des touristes étrangers d’une nuitée.

Plus d’une vingtaine de stations d’intérêt ont ainsi été identifiées par des experts consultés dans le cadre du projet mené par les deux organismes. Ces stations trouveraient à être intégrées à trois axes connecteurs parcourables en autobus, en vélo ou en navette fluviale – ou encore à pied. Rassemblés au sein d’un même trajet, tous ces repères culturels créeraient une «densité touristique» qui retiendrait les curieux à Québec une nuit supplémentaire, estime la présidente d’Héritage Québec, Johanne Elsener.

Certains de ces lieux sont déjà reconnus, comme les tours Martello et le Petit-Champlain. Mais l’idée est de prolonger la visite vers l’ouest, où existent des sites d’intérêt pour l’heure sous-estimés. «La plupart ne sont pas mis en valeur. Il y en a qu’on aurait besoin de revamper. Il y a qu’on aurait besoin de bonifier», signale Mme Elsener à propos de cas comme la Maison des Jésuites et les ruines du fort Jacques-Cartier.

Avantages

D’une part, donc, la vision proposée favoriserait la mise en valeur de l’histoire et du patrimoine de Québec. D’autre part, elle générerait des retombées économiques non négligeables. Les calculs préliminaires laissent deviner des retombées de l’ordre de 200 millions$ par année et la création d’environ 2000 emplois, décline Johanne Elsener.

Or, un éventuel développement résidentiel dans le secteur du site patrimonial de Sillery, qui priverait le projet touristique de plusieurs lieux d’intérêt, engrangerait pour sa part des retombées d’environ 260 millions$, a tenu à comparer la présidente. «Mais les 260 millions$, c’est un one shot deal. C’est un boom, mais ça ne perdure pas dans le temps», s’est-elle empressée de préciser alors que les chiffres du développement touristique seraient pour leur part renouvelables annuellement.

Pour Johanne Elsener, l’équation apparaît donc simple: «Le gouvernement du Québec se doit de saisir cette opportunité unique de sortir le Québec de l’austérité et de créer de la richesse», soutient-elle de concert avec le président de la Société d’histoire de Sillery, Louis Vallée.

Étude de faisabilité

Le gouvernement du Québec aurait d’ailleurs réservé un accueil favorable aux premiers plans du projet, mentionne-t-elle au passage, mais il reste encore des étapes à franchir pour finaliser la proposition. Les deux organismes viennent notamment de déposer une demande de subvention pour compléter l’étude de faisabilité, qui leur permettrait d’aller plus loin dans l’inventaire des sites d’intérêt, de vérifier la validité du concept et d’avoir une meilleure idée des coûts de réalisation.

Tourisme dans la Capitale-Nationale

1,5 milliards$

Retombées économiques annuelles

788 millions$

Retombées économiques annuelles générées par les touristes culturels étrangers

4 nuitées

Séjour moyen du touriste étranger

Membre du Groupe Québec Hebdo

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