Société
12:30 24 juin 2015 | mise à jour le: 24 juin 2015 à 12:30 temps de lecture: 4 minutes

La Fondation Dallaire créera un incubateur de services d’entraide

SOCIÉTÉ. À la tête de la société immobilière Cominar et du Groupe Dallaire, chargé de construire les bâtiments que gère ensuite la première, Michel Dallaire est surtout réputé pour ses grandes ambitions en affaires. On connaît moins son engagement social, qui se manifeste dans les actions de la Fondation Jules-Dallaire, initiative familiale voulant redonner à la communauté de Québec où elle a prospéré.

Lors d’une entrevue récente, M. Dallaire est revenu sur les motivations derrière la sauvegarde de la résidence des Sœurs de la Charité de Québec. L’homme d’affaires qui préside la destinée d’un portefeuille comptant 566 immeubles au Canada pour un actif de 8,2G$ souhaite aussi innover dans le milieu de l’entraide. Ainsi, en plus de préserver les bâtiments patrimoniaux acquis de la communauté religieuse, il compte y accroître le potentiel de retombées des œuvres de charité qui y seront maintenues.

Parmi les projets prévus pour optimiser l’occupation des propriétés de la congrégation situées à l’angle des artères Richelieu et Honoré-Mercier, en haute-ville de Québec, il y a l’intention de mettre sur pied un incubateur d’organismes communautaires. Michel Dallaire n’en fait pas de mystère, ce volet d’entraide inédit concorde avec la vocation que s’est donnée la fondation familiale. L’achat notamment de la Maison Mère-Mallet avait justement pour but de perpétuer sa mission sociale.

Les usages existants seront maintenus. C’est le cas de la soupe populaire qui sert des repas chaque midi depuis 100 ans. Même chose pour l’hébergement des étudiantes immigrantes ou provenant des régions du Québec et qui sont à faible revenu. «Il s’agit d’une belle façon d’épauler les jeunes qui viennent étudier à Québec ou qui s’intègrent de l’étranger. Ça fait une différence auprès de celles qui ont la capacité de se développer, mais n’ont juste pas les moyens», précise M. Dallaire. L’endroit sert aussi à l’accueil des familles peu fortunées de malades en traitement à Québec.

Héberger des services naissants

En complémentarité avec ces services établis, la Fondation Dallaire prévoit réserver des locaux pour héberger des organismes communautaires. L’idée consiste à favoriser leur démarrage et leur développement. Le concept s’aligne sur la même base que les bureaux à frais partagés pour les entreprises. Cela permet de répartir les coûts d’organisation, pour amener les nouveaux organismes communautaires à évoluer, en introduisant une bonne gouvernance interne.

«Nous cherchons des partenaires pour identifier les besoins et cibler les domaines prioritaires qui nécessitent une intervention. Un volet parallèle verrait à aider les organismes communautaires en difficulté, en les accompagnant dans leurs démarches pour traverser les embûches. Car, beaucoup d’organismes sont nés de la vision de leur fondateur et la transition est fragile après leur départ. Parfois, c’est une question de fonds, mais plus souvent cela relève du fonctionnement», indique M. Dallaire.

L’objectif est de créer des services d’entraide qui répondront à des besoins non comblés. En plus d’aider ceux qui existent déjà et qui traversent des moments difficiles dans leur évolution. Les organismes bien implantés n’ont rien à craindre pour leur pérennité.

À propos de la Fondation Jules-Dallaire

-Elle finance les activités et œuvres perpétuées dans les immeubles acquis de la communauté religieuse des Sœurs de la Charité de Québec

-Elle génère des revenus pour les causes appuyées par des investissements comme le projet de développement immobilier de 150M$ sur les terres communales à Beauport.

-Elle existe pour redonner dans le milieu, en mémoire du fondateur de Cominar Jules Dallaire, qui y tenait beaucoup et qui a initié la fondation.

Articles similaires

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *