Société
19:22 27 janvier 2014 | mise à jour le: 27 janvier 2014 à 19:22 temps de lecture: 3 minutes

La fondatrice des Sœurs de la Charité de Québec, Mère Marcelle Mallet, reconnue vénérable

Amorcée en 1978 plus de 100 ans après son décès, la cause de béatification de la fondatrice des Sœurs de la Charité de Québec, Mère Marcelle Mallet, a franchi une deuxième étape, aujourd’hui, avec la promulgation d’un décret par le pape François la reconnaissant comme vénérable servante de Dieu.

Avant que Mère Mallet soit déclarée sainte par l’Église, sa cause doit parcourir quatre étapes; l’enquête diocésaine, la reconnaissance de l’héroïcité de ses vertus, la béatification et la canonisation. L’annonce d’aujourd’hui représente la deuxième étape résultant d’une étude par des historiens, théologiens et cardinaux de la Congrégation pour la cause des saints.

Maintenant qu’elle est reconnue vénérable, Mère Mallet peut avoir un culte public. Des représentations de Mère Mallet peuvent être placées dans des églises ou des lieux publics de prière. La prochaine étape, la béatification, demande la reconnaissance d’un miracle.

Une vie au service des pauvres

Mère Mallet est décédée en 1871 après une vie passionnée du Seigneur, au service des pauvres. D’âge en âge, on fait mémoire de ses vertus et on la prie dans le secret. Une prière pour obtenir des faveurs par son intercession est approuvée en 1941.

Sa cause de béatification est mise en marche en 1978. Étant une cause historique, elle exige de rechercher tous les écrits qui concernent la servante de Dieu, un travail mené dans 70 centres d’archives de 1979 à 1990, permettant de mettre à jour des documents inédits de Mère Mallet ou la concernant.

Un dossier remis en 1996 à Rome

Après la nomination par l’archevêque de Québec d’une commission de trois personnes pour faire une étude critique des écrits de 1990 à 1992, la première étape se déroule avec la tenue de l’enquête diocésaine de 1992 à 1993, alors que 24 personnes sont interrogées sur leur foi en la sainteté de Mère Mallet.

Les actes de ce procès sont envoyés à Rome qui en reconnaît la validité en 1993. On rédige ensuite un dossier, la Positio, qui expose la vie et les vertus de la servante de Dieu. Avec appui sur une documentation authentique, il est remis à Rome en juin 1996.

Le cardinal Gérald Cyprien Lacroix très heureux

L’Église catholique de Québec se réjouit de l’annonce de la reconnaissance des vertus héroïques de Marcelle Mallet, née en 1805 à la Côte-des-Neiges à Montréal. Ce geste est considéré comme une étape importante dans le procès de canonisation de Mère Mallet, fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Charité de Québec comptant 395 religieuses qui poursuivent leur œuvre édifiante au Canada, aux États-Unis, au Japon et au Paraguay.

«En cette journée où Mère Marcelle Mallet est reconnue vénérable, toute la famille diocésaine de Québec partage la joie des Sœurs de la Charité de Québec, des femmes de charité et de cœur», a commenté le cardinal Gérald Cyprien Lacroix, archevêque de Québec.

Plusieurs lieux au Québec portent le nom de la nouvelle servante de Dieu, dont la Maison Mère-Mallet de Québec qui offre des services de soupe populaire et de comptoir vestimentaire dans le Vieux-Québec, l’Institut Mallet et la Chaire de recherche Marcelle-Mallet de l’Université Laval sur la culture philanthropique.

 

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