Société
21:26 13 juin 2014 | mise à jour le: 13 juin 2014 à 21:26 temps de lecture: 3 minutes

La fin d’une époque pour Richard Poitras

POMPIER – Le 4 août 1981, Richard Poitras devenait pompier. Le 1er septembre prochain, celui qui était directeur du Service de protection contre l’incendie depuis 2007 après avoir gravi les échelons un à un prendra sa retraite. Portrait des 33 ans de service d’un petit gars de Limoilou qui a fait bien plus que de combattre des feux.

Richard Poitras avait la jeune vingtaine quand il est devenu pompier au centre-ville de Québec. La définition de tâche des pompiers était alors bien simple: éteindre deux incendies. «Le métier a énormément changé. Au début des années 1980, un pompier, ça éteignait des feux. Maintenant, le pompier doit s’occuper des pinces de désincarcération quand il y a de graves accidents de la route. Il doit connaître les matières dangereuses, être capable d’assurer un sauvetage vertical. Dans les années 1980, on nous descendait avec une corde. Maintenant, ça ne se fait plus. Ça prend des techniques, des équipements», résume M. Poitras.

Fusionner huit services

Au-delà de l’évolution du métier, ce sont les fusions municipales de 2002 qui ont réellement transformé le Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec selon Richard Poitras. «Fusionner huit services de protection contre les incendies comme on a dû le faire lors des fusions municipales, c’est l’affaire d’une décennie. D’avoir tout uniformisé, d’en avoir fait une seule culture, c’est une fierté pour ceux qui y ont participé», résume le directeur.

La Ville de Québec et celle de Sainte-Foy avaient alors un service de protection contre l’incendie à temps plein, mais les autres secteurs employaient des pompiers à temps partiel. «On a eu comme mission d’uniformiser l’équipement, les méthodes de travail, la formation. En 2002, on avait huit façons de travailler, huit types d’appareils respiratoires, une flotte de véhicules pas toujours à jour, des casernes à reconstruire ou à rénover», se souvient Richard Poitras.

Une autre source de fierté dans sa longue carrière: un programme de santé et sécurité au travail mis en place en 2010. «Ça nous a permis une diminution des accidents de travail d’environ 50%. C’est énorme! On dit toujours que pompier, c’est un métier dangereux, mais ce n’est vraiment pas une excuse. Ce résultat, c’est vraiment une fierté.»

La suite

La suite, pour le Service de protection contre l’incendie de Québec, c’est la mise sur pieds d’une équipe d’effondrement de structure. «C’est prévu dans les plans, avec le schéma de couverture de risques qui va jusqu’en 2017. C’est à peu près la seule spécialité qui reste à développer pour que Québec ait un service vraiment moderne», assure le directeur.

Et pour l’homme, la suite, c’est plus de temps avec la famille. «Ma conjointe m’a fait une liste de tâches pour les quatre prochains mois, rigole le Limoulois. Je vais m’occuper de me sproches. Quand on est pompier, on passe plus de temps avec les gars de la caserne qu’avec sa famille. Le moment est venu de rattraper le temps perdu.»

Incendies qui ont marqués Richard Poitras

En janvier 1982, sept édifices du Vieux-Québec sont détruits dans un gigantesque brasier qui traverse même une rue.

En avril 2008, l’incendie qui détruit la Manège militaire

Groupe Québec Hebdo

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