Société
19:16 12 juillet 2014 | mise à jour le: 12 juillet 2014 à 19:16 Temps de lecture: 3 minutes

Vandalisme et incivilité : le cri du cœur des résidents

COLLINE PARLEMENTAIRE. Nathalie Arsenault vit depuis 14 ans dans le quartier du Bon Pasteur, sur la colline Parlementaire, en arrière de la Grande Allée. Depuis près d’un an, avec l’appui des citoyens, de la Ville de Québec, de la Police, du Réseau de transport de la Capitale, elle tente de faire diminuer le vandalisme et les incivilités qui sévissent dans sa rue Saint-Amable et les rues avoisinantes.

«Je suis fatiguée», lance Nathalie Arsenault. Fatiguée d’entendre les cris des jeunes qui viennent s’amuser sur la Grande Allée. «On veut que les jeunes soient respectueux, tant à leur arrivée dans le secteur que lorsqu’ils le quittent. Le but est d’enrayer le vandalisme nocturne. Ces jeunes sont les bienvenus dans le secteur, mais nous leur demandons de respecter les gens qui vivent ici, les lieux et les voitures», explique-t-elle.

Vandalisme

En effet, lors de notre entrevue, plusieurs voitures stationnées sur la rue de Senezergues avaient des rétroviseurs endommagés ou manquants.

Bris de vitres, capot défoncé, coup de pied dans les portières, rayures, mais aussi bris de fenêtres, intrusion dans les bâtiments, bagarres, consommation de drogues sont quelques exemples de ce que subissent les résidents du quartier. «Nous ne sommes pas contre les gens qui s’amusent. Si j’ai fait le choix de vivre ici, c’est que j’aime être au cœur des festivités. D’ailleurs, quand je suis dans mon salon et que j’entends les gens avoir du plaisir en écoutant un spectacle, je souris. Mais on déplore l’agressivité et l’incivilité», fait-elle remarquer.

Avec toute cette agitation, il est difficile de dormir paisiblement. «On ne peut pas endurer ça. On le paie sur la qualité de notre sommeil. Des enfants se réveillent en pleine nuit en sursaut à cause des cris. Certains voisins ont déménagé parce qu’ils n’en pouvaient plus», déplore-t-elle.

Sans compter au coût lié aux multiples réparations. «À un moment, j’ai voulu changer d’assurance automobile. Aucune autre n’a voulu m’assurer. J’ai eu des miroirs arrachés, ma voiture a même servi de trampoline», raconte-t-elle. Pour enrayer ce phénomène, Nathalie Arsenault paie un stationnement souterrain. «Au moins, maintenant, je n’ai plus l’angoisse de retrouver ma voiture abîmée», poursuit-elle.

Des actions

Depuis plus d’un an, Nathalie Arsenault a mis en place un comité afin de réduire ces nuisances. «Nous avons une belle collaboration avec la police et la Ville de Québec», dit-elle.

Et déjà des modifications ont été apportées : installation de panneaux stipulant qu’il s’agit d’un quartier résidentiel; le Réseau de transport de la Capitale a déplacé son arrêt «couche-tard»; la présence de policiers dans le quartier.

Du côté de la Ville, elle a supprimé le stationnement dans la rue Saint-Amable depuis le 1er mai pour y ajouter un corridor cycliste. Et le stationnement visiteur de la rue de Senezergues est depuis réservé aux résidents.

La Ville de Québec étudie actuellement la mise en place d’un système de caméra de surveillance. L’éclairage devrait être intensifié aux heures jugées critiques.

«Depuis un an, il y a de l’amélioration même s’il y a encore de progrès à faire. Nous voulons trouver des solutions pour que le quartier retrouve sa qualité de vie, surtout de nuit», conclut-elle.

Groupe Québec Hebdo

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