Société
15:50 9 novembre 2014 | mise à jour le: 9 novembre 2014 à 15:50 temps de lecture: 3 minutes

Mobilisation citoyenne pour la sauvegarde de la politique familiale québécoise

MANIFESTATION. La tournée nationale de mobilisation menée par l’Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) a culminé, dimanche, par un grand rassemblement au parc de l’Amérique française à Québec, suivie d’une marche. À la grandeur de la province, les familles se font entendre pour sauvegarder les principes de la politique familiale québécoise, dont les centres de la petite enfance (CPE) sont une partie intégrante.

Depuis le 22 octobre dernier, une délégation de l’AQCPE, de regroupements régionaux, de CPE/BC et de représentants de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont parcouru 14 régions du Québec. Dans les installations visitées, travailleuses, parents et partenaires ont fait part de leurs inquiétudes quant à l’avenir de leurs services devant les coupes et les ballons d’essai lancés par le gouvernement. Ils déplorent l’étalement du développement de nouvelles places et les coupes qui s’accumulent dans le financement des CPE ont des répercussions bien réelles qui frappent de plein fouet les familles.

«Nous unissons nos voix pour transmettre un message clair au gouvernement. Nous ne ménagerons aucun effort pour assurer la sauvegarde de la politique familiale québécoise, affirme Louis Senécal, président-directeur général de l’AQCPE. Nous n’accepterons pas qu’elle soit charcutée au profit d’une vision à court terme. Nous sommes conscients de l’état des finances publiques. L’AQCPE offre sa collaboration et tend une nouvelle fois la main à la ministre de la Famille. Travaillons ensemble, pour le bien des générations futures.»

«Les enfants sont notre richesse collective et le développement de leur potentiel est la responsabilité de tous, souligne Lucie Jacques, présidente du Regroupement des centres de la petite enfance des régions de Québec et Chaudière-Appalaches (RCPEQC). Ils sont l’avenir du Québec. Nous sommes déterminés à contribuer aux solutions pour rétablir les finances publiques, à démontrer notre capacité à offrir des services éducatifs de qualité aux enfants. Nous sommes prêts à agir, mais pas à subir.»

Revers et retombées

Les manifestants ont rappelé «qu’au cours des derniers jours, le premier ministre a confirmé que son gouvernement envisageait la fin de l’universalité, qui est l’un des fondements de la politique familiale. Depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux, le gouvernement a choisi de reporter à 2021 la création de nouvelles places en CPE, lesquelles sont hautement attendues par des milliers de familles. De plus, dès son premier budget, le gouvernement a coupé 70 M$ dans les services de garde, ceux-ci cumulant maintenant plus de 250 M$ en coupures depuis 10 ans. L’allocation spéciale pour milieux défavorisés a également été coupée.»

Enfin, l’AQCPE tient à corriger la croyance erronée selon laquelle les services de garde coûtent trop cher et que le Québec n’a pas les moyens de se payer un tel programme. Les retombées socio-économiques des CPE jouent un rôle dans la prospérité de l’économie québécoise. Les CPE ont contribué à la hausse de 5,1G$ du PIB grâce à la présence de 70 000 femmes sur le marché du travail. De plus, pour chaque dollar investi, les retombées pour le gouvernement sont d’au moins 1,50$ selon les chercheurs Pierre Fortin, Luc Godbout et Suzie St-Cerny.

Pour plus d’information : www.toujoursfousdenosenfants.com

Québec Hebdo

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