Société
20:00 10 septembre 2014 | mise à jour le: 10 septembre 2014 à 20:00 temps de lecture: 3 minutes

C’est la journée mondiale de prévention du suicide

SANTÉ MENTALE .La journée mondiale de prévention du suicide a lieu ce mercredi 10 septembre. À cette occasion, le Centre de prévention du suicide de Québec organisait des Portes ouvertes qui s’adressaient en particulier aux partenaires du Centre.

«C’est la première année qu’on fait une Porte Ouverte, on veut que ce soit une tradition. Ça s’adresse principalement à nos partenaires», explique Lynda Poirier, la directrice générale du Centre de prévention du suicide de Québec.

Le Centre de prévention du suicide a déménagé il y a un an dans de nouveaux locaux, en plein cœur de Limoilou. «Il est désormais davantage accessible en transports en commun et accessible aux personnes à mobilité réduite», souligne la directrice générale.

Lors de la visite des nouveaux locaux, policiers de centres de détention, dirigeants d’entreprise, intervenants de Centre de crise déambulent. «Nous souhaitons sensibiliser le plus grand nombre de personnes, en entreprises, en milieu scolaire par exemple», soutient la directrice générale.

Le Centre de prévention du suicide s’adresse à une clientèle variée. Que ce soit quelqu’un qui vit de la détresse et qui pense au suicide, une personne endeuillée par un suicide, aux collègues ou aux proches inquiets, aux gens du milieu comme les intervenants ou les pair-aidants, toute personne qui se pose des questions à propos du suicide ou qui veut savoir ce qu’il faut faire peut faire appel à eux. Les services s’adressent à tous.

«Nous avons une salle de formation, pour former les personnes à mieux détecter les signes (de détresse psychologique)», ajoute Lynda Poirier.

«Tout le monde pourrait avoir dans sa vie des idées suicidaires. «Vivre de la détresse, ça arrive à tout le monde, ce qui n’est pas normal, c’est de ne pas en parler», soutient la directrice générale.

Si les déséquilibres psychologiques font souvent peur, on pourrait les rattacher aux déséquilibres physiques. Pour quelles raisons une crise psychique ferait davantage peur qu’une crise d’appendicite? La santé mentale est comme la santé physique, parfois il y a des débalancements. L’équilibre mental est fragile, parfois précaire, comme l’équilibre métabolique.

Le Centre de prévention du suicide est là pour briser les tabous. Une personne en détresse pourra bénéficier d’un accompagnement d’une moyenne de 10 rencontres, qui peut être allongée selon le besoin.

En plus des formations, le Centre organise des ateliers de sensibilisation, des kiosques d’informations.

Trois personnes par jour s’enlèvent la vie au Québec. «C’est un non-sens», déclare Lynda Poirier. «Un suicide c’est toujours un suicide de trop», ajoute-t-elle.

Le Centre de prévention du suicide a reçu 25 000 appels au cours de la dernière année. Les personnes qui appellent bénéficient d’un service de relance, pour s’assurer qu’ils sont en sécurité. Le travail se fait en équipe, avec les intervenants de différents milieux.

Trente personnes y travaillent à l’année.

«Le suicide, il faut en parler, mais il faut bien en parler. Il y a de l’aide», termine Lynda Poirier, sur cette note d’espoir.

Le numéro à savoir, partout au Québec, 24/24, 7/7 : 1-866-APPELLE

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