Société
20:27 16 septembre 2014 | mise à jour le: 16 septembre 2014 à 20:27 temps de lecture: 2 minutes

L’Armée du Salut: Une solution durable à des problèmes temporaires

RESSOURCE COMMUNAUTAIRE. L’hôtellerie pour hommes et la maison Charlotte pour femmes de l’Armée du Salut sont des ressources d’hébergement pour des personnes qui souhaitent se réinsérer socialement. Dans le cadre des journées portes ouvertes de mardi, une résidente a accepté de se confier.

 «Je ne consomme plus, j’ai été en thérapie pendant six mois», raconte Nathalie Thivierge, une ex-toxicomane. Elle réside à la maison Charlotte depuis deux mois. La femme de 45 ans a aussi été victime de violence. Cela fait depuis 2011 qu’elle va de maison d’hébergement en maison d’hébergement. À sa sortie de thérapie, elle a téléphoné ici, et on l’a prise.

Nathalie est pleine de projets: «j’aimerais faire de l’aide aux devoirs, ou encore reprendre le travail ou les études, je voudrais faire une formation en colorimétrie, confie-t-elle. J’aimerais faire le mélange des couleurs pour ceux qui sont peintres sur les voitures.»

L’Armée du Salut à Québec, ce sont deux centres d’hébergement, dont une maison pour femmes pour du moyen ou du long terme: la maison Charlotte, et l’hébergement de dépannage pour hommes allant de 2 à 30 nuits ainsi que du moyen et long terme comme les femmes.

«On est tout le temps complet, avec le froid qui arrive, on le sent encore plus», explique Thomas Fréchette, mais il ajoute que le 1er juillet et les premiers jours de chaque mois favorisent beaucoup les demandes également.

L’Armée du Salut a une liste d’attente, mais l’attente est évaluée selon les besoins avant tout. Quelqu’un en grande urgence pourra se voir attribuer une place.

«Le montant est de 480$ par mois. Le dortoir est de 7$ par nuit», explique l’intervenant en travail social.

Plusieurs intervenants sont sur place, jour et nuit, et un pair-aidant qui a vécu un problème de santé mentale qui crée un lien de confiance fort avec les personnes qui en souffrent.

«La clientèle visée ce sont les itinérants ou les personnes à risque d’itinérance, comme des personnes ayant des problématiques graves de consommation judiciarisation, toxicomanie ou encore un divorce», explique Thomas Fréchette.

«Nous ne portons jamais de jugement sur les personnes, et nous les aidons à réaliser leurs objectifs», ajoute-t-il.

Un tremplin pour un nouveau départ, en se prenant en main.

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