Société
17:06 15 novembre 2013 | mise à jour le: 15 novembre 2013 à 17:06 temps de lecture: 3 minutes

Petite fusée va loin

Des étudiants de l’Université Laval passionnés par la fuséologie et l’aérospatial ont relancé le Groupe aérospatial de l’Université Laval (GAUL) à la fin de l’année 2012 après deux années d’inactivité. Et ils ont de grandes ambitions pour la petite fusée qu’ils ont fabriquée: un top trois à l’Intercollegiate Rocket Engineering Competition (IREC) qui aura lieu en juin prochain à Green River, en Utah.

Créé en 1993 par un étudiant en génie mécanique, le GAUL permet aux étudiants passionnés d’aéronautique, d’avionique, de propulsion et d’aérodynamisme, de mettre leurs talents et leurs connaissances en commun au profit d’une expérience bien particulière: la conception d’une fusée.

Après une année de travail, les membres du Groupe aérospatial ont effectué un premier lancement au début d’octobre à l’événement Ciel d’octobre du Club québécois de fuséonautique (CQF) avec une fusée rudimentaire. «C’est une toute petite fusée haute puissante qui est montée à 3 000 pieds. En compétition, on utilisera une fusée plus puissante encore, au design optimisé qui doit revenir au sol sans dommages et être réutilisable», explique Frédéric Jobin, le directeur technique du groupe et étudiant en génie physique qui habite le quartier Saint-Sacrement.

L’équipe de direction du Groupe aérospatial de l’Université Laval, menée par l’étudiant en génie mécanique Marc-André Gélinas, travaille une quinzaine d’heures par semaine au projet. C’est que la fierté québécoise est en jeu dans l’affaire. L’année dernière, l’École Polytechnique et l’École de technologie supérieure (ETS) de Montréal ont terminé respectivement première et seconde dans la catégorie Basic (lancer et récupérer la charge utile de 10 kg le plus proche de 10 000 pieds au-dessus du sol). Le GAUL entend bien chauffer les fesses aux deux universités montréalaises.

Pour atteindre leur objectif, le groupe d’une vingtaine d’étudiants a encore du pain sur la planche. «Le parachute doit s’ouvrir à l’apogée du vol. Il y a aussi un enjeu électronique puisque les circuits doivent résister à la force g. Tout doit être plus solide», assure Marc-André Gélinas, un résident de Beauport.

Comme ils ne pourront procéder à de nouveaux lancements avant le mois de mai, les membres du GAUL devront se contenter de bancs d’essai pour optimiser leur engin. Ils espèrent également mettre sur pied un partenariat avec la base militaire de Valcartier et attirer quelques commanditaires.

Pour contacter le GAUL: 418 656-2131 poste 4744 ou le gaul@fsg.ulaval.ca. Pour en savoir plus sur le projet: gaul.fsg.ulaval.ca

Groupe Québec Hebdo

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