Le Quebec Express
11:13 15 septembre 2021 | mise à jour le: 15 septembre 2021 à 11:13 Temps de lecture: 13 minutes

Élections fédérales 2021: La parole aux candidats de la circonscription de Québec

Élections fédérales 2021: La parole aux candidats de la circonscription de Québec
Photo: Photo Métro Média Josie Desmarais

Cette semaine, Québec Express vous présente les candidats dans la circonscription de Québec à l’aide de trois questions ciblant des enjeux majeurs.

Native de Québec et mère de deux enfants, Bianca Boutin est spécialiste des communications et œuvre présentement chez Infrastructures technologiques Québec à titre de cheffe de programme.

Bianca Boutin, Parti conservateur du Canada

Sur quels principaux aspects locaux doit s’appuyer la relance postpandémie?

«Pour assurer la relance, nous devons soutenir les entreprises, par exemple en payant jusqu’à 50% du salaire des nouveaux employés pendant six mois après la fin de la subvention salariale d’urgence du Canada ainsi qu’en offrant des prêts aux PME pouvant aller jusqu’à 200 000$ afin qu’elles puissent se remettre sur pied. Appuyer la relance, c’est aussi appuyer le maintien des femmes sur le marché du travail, en offrant un crédit d’impôt compensant jusqu’à 75% des frais de garde des enfants.»

Quelles sont vos priorités en matière de transport régional?

«Une des grandes priorités pour la région est définitivement le 3e lien. Ce projet permettra de dynamiser le secteur de Vanier et de favoriser le développement économique. Le 3e lien permettra également le développement d’un transport en commun efficace entre les centres-villes de Québec et de Lévis. Un gouvernement conservateur sera également partenaire de la Ville de Québec en ce qui concerne le Réseau structurant de la Capitale-Nationale.»

Et l’environnement, comment on s’en occupe dans l’immédiat?

«Il est important de faire cesser le rejet des eaux usées dans nos cours d’eau. Il faut également interdire l’exportation des déchets de plastique et en améliorer sa récupération. Nous souhaitons également mettre en place un programme de véhicules légers zéro émission en exigeant que 30% des véhicules légers vendus au Canada d’ici 2030 présentent zéro émission. Il est également important de travailler pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, notamment en investissant 5G$ dans le captage, l’utilisation et la séquestration du carbone et 3G$ pour les solutions climatiques naturelles telles que la gestion des forêts et des milieux humides.»

 

Daniel Brisson, Parti populaire du Canada

Daniel Brisson est informaticien et diplômé d’un baccalauréat en science politique. Natif de Québec, il est impliqué à la Chambre Économique Canada-Europe et propriétaire d’une entreprise de consultation TI et affaires stratégiques.

Sur quels principaux aspects locaux doit s’appuyer la relance postpandémie?

«Les gouvernements actuels veulent garder l’urgence sanitaire longtemps encore. De plus, M. Trudeau a augmenté les dépenses, les déficits et la dette nationale, repoussant le tout sur les générations suivantes de manière irresponsable. Nous éliminerons progressivement tous les programmes de dépenses liés à la Covid ainsi que le déficit avant la fin d’un premier mandat en faisant preuve de prudence budgétaire et cesserons d’utiliser notre système fiscal à des fins politiques. Enfin nous réduirons sur plusieurs budgets l’impôt sur le revenu des particuliers, l’impôt des entreprises et la taxe sur les gains en capital une fois le déficit éliminé.»

Quelles sont vos priorités en matière de transport régional?

«Le transport régional, comme son nom l’indique, concerne justement les autorités locales. Un gouvernement du PPC ne se servira pas des élections pour acheter des votes avec de l’asphalte ou un pont-tunnel dont les coûts et les détails du projet ne sont même pas connus. Les champs de compétence seront respectés. Nous ne serons pas les ferrailleurs du CN non plus et proposerons plutôt une étude de faisabilité de remplacement du pont de Québec. Bref, nous prendrons nos responsabilités dans des dossiers fédéraux.»

Et l’environnement, comment on s’en occupe dans l’immédiat?

«Au lieu de continuer à endetter les générations futures avec des programmes qui ne changeront rien au climat, nous sortirons le Canada de l’Accord de Paris et cesserons de financer les organismes internationaux du climat. L’argent économisé sera réinvesti dans la recherche et le développement dans les secteurs de sciences appliquées, tout en créant un espace fiscal intéressant pour les entreprises de hautes technologies. Nous allons aussi faire respecter les lois environnementales en vigueur concernant les déversements dans le fleuve Saint-Laurent et suivre les demandes d’eau potable de la ville de Québec.»

 

 

Conseiller pour le Mouvement Actions collectives en transition environnementales et sociales (ACTES), Tommy Bureau a poursuivi des études en politiques appliquées et en administration des affaires à l’Université de Sherbrooke.

Tommy Bureau, Nouveau parti démocratique

Sur quels principaux aspects locaux doit s’appuyer la relance postpandémie?

«Le soutien à nos petites et moyennes entreprises locales et l’aide directe aux citoyen.ne.s, particulièrement en matière d’accès au logement. L’idée pour nous est d’encourager une économie à échelle humaine; la crise écologique nous force à mettre en œuvre une relance qui permettra aux citoyen.ne.s de consommer le plus possible des produits locaux et écoresponsables. Mais il sera difficile de concevoir toute relance si le coût de la vie, particulièrement du logement, continue d’étouffer la population. On souhaite aider directement les gens et les petites entreprises en imposant davantage les multinationales et les plus fortunés.»

Quelles sont vos priorités en matière de transport régional?

«Les transports collectifs et actifs. On se retrouve à Québec avec un problème classique: l’offre de transport collectif et actif n’est pas suffisante, donc la plupart des citoyen.ne.s favorisent l’automobile, donc il devient difficile de justifier des investissements en transports collectifs et actifs, donc l’offre n’est pas suffisante, et ainsi de suite… Le tramway de Québec se doit selon moi d’être la phase 1 d’un projet de transport structurant qui desservira efficacement, à terme, l’ensemble de la population de Québec. Il faut également soutenir la province et la municipalité dans des investissements pour favoriser la marche et le cyclisme utilitaire.»

Et l’environnement, comment on s’en occupe dans l’immédiat?

«D’abord, il faut refuser de financer ou soutenir les projets les plus polluants qui perpétuent des modèles de développement d’une autre époque. Nous sommes contre le 3e lien autoroutier et nous étions contre le projet Laurentia. De plus, nous souhaitons cesser immédiatement de subventionner l’industrie des hydrocarbures (pétrole et gaz). Ensuite, sur une note positive, nous croyons important de soutenir financièrement les provinces et les municipalités qui mettent en place des projets de verdissement, de protection de l’eau potable, de transport collectif et actif, etc. Tout projet qui vise à freiner la crise écologique et à nous permettre de nous y adapter.»

 

Député sortant, Jean-Yves Duclos occupait les fonctions de ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social et ministre responsable des aînés, du logement et de la lutte à l’itinérance. Avant son élection, il était professeur titulaire et directeur du département d’économique de l’Université Laval.

Jean-Yves Duclos, Parti libéral du Canada

Sur quels principaux aspects locaux doit s’appuyer la relance postpandémie?

«La pandémie nous a toutes et tous affectés. Nous devons continuer à avancer ensemble pour s’assurer que la relance soit forte, verte, durable et juste. Les économistes (dont je suis) conviennent qu’une erreur que font souvent les gouvernements en temps de crise est d’investir trop peu et trop tard. S’assurer qu’entreprises et travailleurs puissent toutes et tous passer à travers cette crise est essentiel pour une relance durable. Ceci est particulièrement important pour les secteurs de la culture, du tourisme, de l’hébergement et de l’événementiel.»

Quelles sont vos priorités en matière de transport régional?

«La Ville de Québec est la seule ville de taille comparable au Canada qui n’a toujours pas de réseau moderne de transport collectif. Le réseau de transport structurant de la Ville de Québec (tramway) est le plus gros investissement jamais fait par le gouvernement canadien pour la région de Québec (1,2G$). Nous sommes fiers d’appuyer le gouvernement du Québec et la Ville de Québec dans ce projet. J’ai hâte d’appuyer notre région pour l’avancement d’autres projets de transport actif et collectif, la meilleure façon de réduire la pollution et la congestion.»

Et l’environnement, comment on s’en occupe dans l’immédiat?

«Chaque geste compte. Nous allons dépasser l’objectif de l’ancien gouvernement de réduire les émissions de GES de 30% d’ici 2030 (par rapport au niveau de 2005). Nous avons ainsi fixé un objectif plus ambitieux de réduction d’au moins 40% d’ici 2030. 100% des voitures et camions légers neufs vendus au Canada d’ici 2035 seront à zéro-émission. Toutes les subventions aux énergies fossiles seront éliminées d’ici 2025. Deux milliards d’arbres seront aussi plantés au cours des prochaines années pour réduire la pollution et verdir nos quartiers urbains et 700 000 logements seront écorénovés.»

 

Patrick Kerr a grandi dans l’Ouest canadien. Il s’est installé à Québec en 2012 pour mettre en application les connaissances acquises durant son doctorat en métallurgie.

Patrick Kerr, Parti vert

Sur quels principaux aspects locaux doit s’appuyer la relance postpandémie?

«Cette 4e vague nous éloigne de la relance post-pandémique qui a servi de prétexte pour déclencher une élection non souhaitée par la population. La relance devra faire de Québec une ville plus résiliente, offrant un meilleur support à la production locale, offrant plus de logements abordables et supportant les projets de transport collectifs, là où les besoins ont émergé tels que les déplacements vers les banlieues et interrives. Pour conserver la diversité sociale des quartiers centraux, et en prenant compte de la densité de population du centre-ville, il est impératif de réinvestir massivement dans les logements sociaux à Québec.»

Quelles sont vos priorités en matière de transport régional?

«La région de Québec est déjà bien pourvue en autoroutes, si bien que la construction d’un troisième lien paraît futile. Le gouvernement fédéral doit supporter non seulement le transport collectif en zone urbaine, mais également le transport interurbain en provenance des zones périphériques, réduisant le transport individuel et favorisant l’occupation du territoire, sans nécessairement favoriser l’étalement urbain. Il existe déjà des infrastructures fluviales et sur rail de proximité qui peuvent être aménagées pour améliorer leur accessibilité en allant jusqu’à la gratuité.»

Et l’environnement, comment on s’en occupe dans l’immédiat?

«Le Canada est le seul pays du G7 qui émet plus de gaz à effet de serre (GES) qu’au moment de la signature de l’Accord de Paris, et ce, malgré la pandémie. L’échec des libéraux est criant en la matière. Si on veut réduire les effets des changements climatiques, il faut agir maintenant. L’eau potable est une ressource qui devient de moins en moins abondante. La navigation et la prise d’eau dans le fleuve sont menacées. Il est essentiel de préserver la souveraineté du Canada sur les Grands-Lacs.»

 

Originaire de Québec et détenteur de diplômes en Droit et en Relations industrielles de l’Université Laval et de l’UQAM, Louis Sansfaçon a occupé plusieurs postes de direction dans la gestion d’entreprises de services, principalement dans le domaine de la récupération, de la valorisation et du recyclage.

Louis Sansfaçon, Bloc québécois

Sur quels principaux aspects locaux doit s’appuyer la relance postpandémie?

«Le Bloc Québécois a déposé un plan de relance postpandémie à l’automne 2020. La pénurie de main-d’œuvre frappe maintenant de plein fouet l’ensemble du Québec. Nous souhaitons ainsi combler ce problème en confiant le programme de travailleurs étrangers temporaires à Québec, qui pourra mieux arrimer l’immigration temporaire avec les besoins. De plus, nous estimons qu’il faut suspendre la PCRE entre les vagues de la pandémie pour favoriser le plein emploi et nous souhaitons également aider les aînés à demeurer au travail s’ils le souhaitent via des incitatifs fiscaux. Nous avons plusieurs autres mesures dans notre programme.»

Quelles sont vos priorités en matière de transport régional?

«La pandémie a eu un impact significatif sur le transport régional. Le fait qu’Air Canada ait délaissé plusieurs liaisons n’aide en rien. Nous souhaitons favoriser l’alternative québécoise au quasi-monopole d’Air Canada, ce qui permettrait également d’abaisser les coûts. Nous souhaitons également revoir le fonctionnement du programme de la taxe sur l’essence pour permettre le report des sommes non utilisées en raison de retard. De plus, le Bloc Québécois appuie également le train à grande fréquence entre Québec et Toronto.»

Et l’environnement, comment on s’en occupe dans l’immédiat?

«Le Bloc Québécois souhaite modifier la Loi sur la carboneutralité pour forcer le gouvernement à respecter les cibles de réduction de gaz à effet de serre pour 2030. La loi actuelle n’est aucunement contraignante et est ainsi inutile. Chaque politique fédérale devra être analysée par rapport à son impact environnemental. Nous souhaitons également mettre fin immédiatement aux subventions à l’énergie fossile. Nous allons aussi instaurer une péréquation verte pour encourager les provinces qui luttent efficacement contre les changements climatiques. Nous défendrons également la souveraineté environnementale du Québec afin que les lois plus strictes du Québec et les règlements municipaux s’appliquent sur notre territoire.»

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