Culture
11:33 6 mars 2020 | mise à jour le: 6 mars 2020 à 11:33 temps de lecture: 3 minutes

Une musique à danser pour des va-et-vient consentants et positifs

Une musique à danser pour des va-et-vient consentants et positifs
Photo: (Photo gracieuseté)

Deuxième album de Beat Sexü

EXPLORATION. Le groupe de la basse-ville Beat Sexü vient de sortir Deuxième fois, un album qui regroupe des compositions originales des quatre membres. Les rythmes sont à l’avant-scène, avec toujours pour thème une sexualité qui se célèbre et se danse façon libre et décomplexée.

Malgré la légèreté du sujet et la facilité avec laquelle on peut danser sur Deuxième fois, les compositions sont musicalement recherchées et le résultat d’un important travail de créativité partagée de la part des musiciens. Tous issus d’une formation classique, on perçoit aisément que leur deuxième opus avec ses sonorités «afro-disco-classico-pop-cumbia-rock-psychédéliques» est le résultat abouti d’influences diverses.

«Cela faisait six ans qu’on avait rien sorti de nos compositions, exprime Jean-Étienne Collin Marcoux, le projet a pu mûrir».

Ils se définissent comme un groupe de musique à la base, qui se concentre donc d’abord sur la musique à laquelle se greffent les textes. Le fil conducteur de leurs paroles, inspirées de leur nom de groupe Beat Sexü, parle de sexualité positive. Cependant, ce n’est malgré tout pas ce qui est à l’avant-plan. «Nous, on aime la musique dansante. Souvent, dans l’histoire, les paroles des musiques dansantes ont été très machos et sexistes. Nous, on est « gender neutral », les nôtres peuvent s’adresser à tout le monde», fait valoir Jean-Michel Letendre-Veilleux.

Le fait de traiter la voix comme un instrument à part entière, souvent distanciée, d’y ajouter des effets sonores, permet au groupe de correspondre à l’esthétisme qu’ils recherchent. Le public n’est alors pas contraint d’écouter les paroles ou d’y prêter une attention particulière.

Déhanchements et exploration

Les musiciens ne se définissent pas comme un groupe engagé. «Notre but c’est le divertissement. On veut faire danser les gens. On veut avoir du plaisir à festoyer et le faire de manière responsable», indique Jean-Étienne, la voix qu’on peut entendre sur chaque chanson. «On est dans le suggestif, le lascif, le léger. On n’est pas dans le vulgaire mais dans un contexte dansant exploratif», décrit-il.

Les musiciens de Beat Sexü possèdent une culture musicale approfondie qui transparaît dans leur style. Bien que leur objectif soit de divertir, ils ont fait des choix esthétiques à contre-courant de l’industrie formatée plus commerciale, avec celle-ci comme territoire d’expérimentation.

Les 13 chansons qui forment l’album Deuxième fois donnent effectivement le goût de danser sur des mélodies entêtantes aux accents d’ici et d’ailleurs où l’influence baroque [comme dans Force cosmique] côtoie l’italo-disco dans un mélange des genres festif.

L’album numérique est disponible via bandcamp. Une copie vinyle est aussi sur le marché, produite localement avec des illustrations de François Lapierre. Pour informations: beatsexu.bandcamp.com/

 

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