Culture
09:55 4 mars 2020 | mise à jour le: 4 mars 2020 à 09:55

Les autres jours: célébration du livre sous toutes ses formes

Les autres jours: célébration du livre sous toutes ses formes
Photo: (Photo gracieuseté - Antoine Tanguay)

Nouveau lieu pour les arts littéraires

LIVRE. Voisin immédiat de la librairie Pantoute, niché au troisième étage du 280 Saint-Joseph est, Les autres jours se veut un lieu où propager l’amour du livre, en repenser la forme tout en explorant le geste de raconter. Ouvert depuis le 22 février, la petite salle permettra d’accueillir différents projets en lien avec l’écriture et le livre et s’adresse aux bibliophiles de tous horizons.

«Nous sommes complémentaires de ce qu’offre la Maison de la littérature, indique Antoine Tanguay, le président fondateur. Nous insistons sur le côté pratique et les ateliers. Nous aurons moins de lecture qu’eux, mais plus de concret avec par exemple un atelier de reliure». Le livre est pensé comme un concept très large, en mettant en valeur tout ce qui le constitue, donc son côté artisanal.

Édition et écriture, un mariage gagnant

Antoine Tanguay, également responsable en recherche et développement aux éditions Alto et propriétaire de la bâtisse, a fondé Les autres jours en collaboration avec Christiane Vadnais, directrice de l’organisme. Personnalité bien connue du milieu littéraire pour avoir œuvré pendant plusieurs années au festival Québec en toutes lettres et récemment pour son roman primé <@Ri>Faunes<@$p>, elle s’assurera de gérer les partenariats et la programmation. «On est une équipe. Christiane a fait lever de terre beaucoup de projets. Elle a un réseau de contacts du monde de l’événementiel que je n’ai pas en édition», fait valoir M. Tanguay.

Pour Christiane Vadnais, le livre comme objet matériel est peu présent dans les lieux faisant la promotion de la littérature, même à Québec, reconnue pourtant ville de littérature UNESCO. La nouvelle salle permet de combler ce manque en faisant une large part à la création, autant intellectuelle que matérielle. «On pourra y faire des rassemblements pour parler de lectures, mettre ensemble des artistes», explique-t-elle. L’aspect visuel, sonore et numérique aura toute sa place. «Les livres sont appelés à se transformer. Il faut s’adapter tout en ne délaissant pas le livre papier». Promotion et ateliers de livres d’artistes, fanzines, reliure, gravure, typographie seront proposés lors du lancement officiel de la programmation, probablement en mai.

Un monde de possibles

Les autres jours étant un projet-laboratoire, rien n’est coulé dans le béton et Antoine Tanguay ne ferme pas la porte à des locations corporatives pour les travailleurs du secteur, ou encore à des résidences d’artistes. «On n’a pas vraiment de modèle d’affaires clairement défini. On n’a pas non plus la nécessité absolue de se définir», renchérit-il.

La petite salle pourra recevoir entre 50 et 60 personnes où les gens seront accueillis «comme à la maison». Des expositions pourront orner les murs,  comme celle de l’artiste visuel Charles-Étienne Brochu qui a inauguré la salle de façon éphémère avec <@Ri>Traits de coupe<@$p>, des collages de maisons en papier, inspirés d’extraits de romans parus aux éditions Alto.

L’auteur de bandes dessinées Michel Rabagliati est également venu partager sa passion pour la typographie à l’ouverture, en tant que premier invité de la série de rencontres «Police Académie».

 

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