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09:38 2 mars 2020 | mise à jour le: 2 mars 2020 à 09:51 temps de lecture: 3 minutes

Coopérative Dorimène: une volonté écologique et sociale

Coopérative Dorimène: une volonté écologique et sociale
La coopérative d’habitation Dorimène tient son nom de Dorimène Desjardins, femme méconnue de l’histoire québécoise et cofondatrice des Caisses populaires Desjardins. (Photo gracieuseté – Audrey Bernard)

HABITATION. Le projet de coopérative Dorimène a été récemment approuvé par le Conseil de quartier de Saint-Sauveur. Les membres de la coopérative, qui espèrent donner leur premier coup de pelle d’ici l’automne 2020, travaillent fort afin de tout mettre en œuvre pour que leur projet écologique se réalise et s’intègre bien à la communauté.

Dorimène a été fondée en 2018 par un groupe de jeunes professionnels qui souhaitaient créer un endroit correspondant à leurs besoins. «On souhaitait simplifier notre vie, vivre avec moins de possessions matérielles, partager et vivre dans un endroit ouvert sur notre communauté», racontent Marileine Baribeau et Audrey Bernard, instigatrices de la coopérative Dorimène.

(Photo gracieuseté – Audrey Bernard)

Offrir des logements à un prix abordable, permettre une vie active et une réinsertion sociale à des citoyens plus vulnérables, avoir des locataires de tous âges et de toutes origines, voilà les objectifs de Dorimène. Si Marileine Baribeau et Audrey Bernard admettent voir gros pour leur projet, leur démarche reste toutefois fort simple. «Ce qu’on veut, c’est créer une coopérative de locataires dont la mixité est à l’image du quartier. Saint-Sauveur, c’est un quartier militant avec des gens de partout. C’est un quartier familial, assez tranquille, vert. On veut s’intégrer à tout ça», expliquent-elles.

 

 

En plus de leur engagement social, les membres de Dorimène veulent faire de leurs futurs logements un endroit où l’environnement prime. Plusieurs actions seront mises en place afin d’y arriver comme la création d’une ferme urbaine, d’un système de chauffage par géothermie, la protection d’arbres déjà bien enracinés sur leur terrain ou la préconisation de l’utilisation du vélo.

Pour l’avenir de la communauté

Même si le premier coup de pelle n’est pas encore donné, que plusieurs démarches administratives restent encore à franchir et que l’équipe est toujours en attente de subventions, les membres de Dorimène réfléchissent déjà au-delà de leur projet de bâtiment.

Parallèlement à la coopérative, les membres de Dorimène ont mis sur pied une organisation à but non lucratif: la Fiducie foncière communautaire de Québec. Grâce aux investissements de citoyens, cette OBNL pourra créer un fonds qui permettra de faire concurrence aux promoteurs privés pour acheter des terrains vacants dans les alentours. Une fois «réservés» par l’organisme, ces terrains pourront être revendus à des projets semblables à Dorimène ou, du moins, à ceux partageant les mêmes valeurs. «On essaie de faire en sorte que les citoyens se réapproprient le développement du quartier», soulignent Audrey Bernard et Marileine Baribeau.

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Commentaires 1

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  • Serge Baribeau

    WOW quelle belle initiative ! Continuez à partager vos valeurs et à vous impliquer dans votre communauté . Ça donne le goût de s’engager ! Bravo .