Culture
11:59 20 février 2020 | mise à jour le: 20 février 2020 à 11:59

La poésie sous toutes ses coutures

La poésie sous toutes ses coutures
Si le Mois de la poésie se déroule majoritairement dans les quartiers centraux de Québec, les deux co-directrices se disent fières de leur nouveau partenariat avec la bibliothèque Monique-Corriveau (Sainte-Foy) et espèrent agrandir davantage les frontières de leur projet. (Photo Metro Média – Léa Harvey)

LITTÉRATURE. Le Mois de la poésie lançait, cette semaine, sa toute nouvelle programmation pour sa treizième édition. Avec sa thématique «Tracer l’insolite», le Mois de la poésie compte bien offrir à ses spectateurs une poésie vivante, éclatée et décomplexée.

Ce n’est pas pour rien qu’en 2017 l’UNESCO a intégré la ville de Québec comme «Ville de littérature» à son réseau mondial des villes créatives. Première ville francophone à obtenir ce titre, Québec a été, au cours des dernières années, un berceau fertile pour ses créateurs littéraires qui s’emparent de la vieille capitale lors d’événements comme le Mois de la poésie.

Particulièrement cette année, avec son thème «Tracer l’insolite», le Mois offre à ses spectateurs un éventail de poésies originales. Comme l’explique Vanessa Bell, co-directrice de l’événement avec Juliette Bernatchez, la mission du Mois consiste justement en cette offre diversifiée. «On veut être une vitrine pour montrer tous les types de poésie. Parce que, la poésie, elle est partout que ce soit du slam, de la danse, du théâtre ou un récital. Ce qu’on souhaite offrir aux gens, en fait, c’est une poésie qui est vivante et profondément incarnée», souligne-t-elle.

Au total, trente-quatre événements poétiques auront lieu à différents endroits dans la ville. Lancements de recueils, spectacles qui mélangent poésie, théâtre et musique, présentation d’astro-poésie, création de poèmes sur les réseaux sociaux et moments d’impro-poésie sont au rendez-vous.

Si l’offre poétique est, en elle-même, originale, le Mois mise également sur des lieux caractéristiques qui parlent d’eux-mêmes. On peut penser, entre autres, au Monastère des Augustines qui accueillera un atelier de collage-poésie ou au Drague Cabaret Club qui présentera un spectacle littéraire.

Tout au long du mois de mars, la poésie touchera également le monde numérique. Le poète, Samuel Corbeil, et la poétesse, Gabrielle Ferron, ont décidé cette année «d’investir le lieu de la boîte courriel». Un poème ainsi qu’une illustration seront donc envoyés quotidiennement aux utilisateurs qui s’inscriront à l’infolettre. Le Mois de la poésie a aussi signé un partenariat avec la radio CKIA pour son projet «Détourner la pub». La chaîne diffusera, lors des moments habituellement réservés à publicité, de courts poèmes lus en direct par les artistes.

À la portée de tous

Offrir des prestations différentes et époustouflantes, oui, mais la question de l’accessibilité reste importante pour le Mois de la poésie. «Tout le monde est un lecteur de poésie. On ne fait pas des mathématiques, là. La poésie, ça ne se comprend pas. C’est quelque chose qui se ressent. Il faut vivre l’expérience. S’il y a seulement trois mots dans un recueil de poésie qui vous font vibrer, c’est correct. L’expérience, elle est réussie et elle est valable quand même», explique Vanessa Bell.

La treizième édition du Mois de la poésie se déroulera du 29 février au 30 mars 2020. La programmation complète est disponible sur leur site.

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