Culture
16:11 17 octobre 2019

La baguette magique de Mélanie Léonard

La baguette magique de Mélanie Léonard
Photo: (Photo gracieuseté)

Violons du Roy

ORCHESTRE. Pour une première fois dans sa province natale, Mélanie Léonard est la chef invitée des Violons du Roy pour une série de cinq concerts. Pour celle qui a été la première femme québécoise à obtenir un doctorat en direction d’orchestre de l’Université de Montréal, il s’agit d’un grand honneur et d’une «belle étape» dans sa carrière.

Lorsque la native de Valleyfield a mis de côté le violon pour la direction d’orchestre, elle savait que cet art complèterait ce qui la rendait heureuse et la nourrissait de l’intérieur. «J’aime travailler en équipe, j’ai la fibre entrepreneuriale et toujours plein d’idées. La carrière de chef d’orchestre, c’était plus complet», explique la musicienne.

Un destin qui se dessine mesure après mesure

«La direction d’orchestre, c’est comme dans toute chose. Il faut être persévérant, discipliné et très travaillant», fait valoir la chef. Elle se donne toujours un objectif d’amélioration continue sans jamais s’asseoir sur ses lauriers. «Il faut toujours avoir le standard le plus élevé envers nous-même pour s’accomplir».

Fière

Si Mélanie Léonard fait partie de la poignée de femmes qui exercent le métier de chef d’orchestre de façon professionnelle au Canada, elle aimerait qu’on la remarque pour ses compétences et non pour son genre. Elle confie n’avoir d’ailleurs jamais senti de résistance de la part de ce milieu majoritairement masculin. «J’ai toujours été soutenue par mes pairs. Cependant, s’il y a des résistances, c’est rarement avoué directement et c’est difficilement observable dans le concret», admet Mme Léonard. Pourquoi le milieu de la direction orchestre reste encore si masculin? Pour la chef, c’est comme dans d’autres domaines, les choses mettent du temps à changer. «Je suis fière de faire partie de ce tournant-là», mentionne l’instigatrice d’un vent de changement.

Démarche artistique

Pour l’artiste, le développement personnel, la sincérité et habiter le moment présent sont des clés importantes de sa démarche. «Il faut avoir un état d’hyper ouverture pour laisser toute la place à la musique, à l’émotion. Même si on ne peut pas exclure qu’il y ait une part intellectuelle dans le travail de chef, je veux que mon corps comprenne la musique», fait-elle valoir. La chef aime aussi faire découvrir au public des œuvres moins connues et apprécie les commentaires après les concerts. «J’apprécie vraiment que les gens me disent qu’ils ont ajouté un disque à leur collection après un concert», indique celle qui lit religieusement les messages qu’on lui envoie sur la page Facebook Mélanie Leonard orchestra conductor

Les Violons du Roy

Mélanie Léonard voit comme un grand honneur le fait de se joindre à un ensemble de si bonne réputation. Cette expérience sera pour elle l’occasion d’un partage et une opportunité artistique et humaine qui lui permet de réaffirmer sa présence sur la scène québécoise. «C’est une belle étape dans ma carrière».  Dans quelques années, elle souhaite poursuivre sur la courbe qu’elle vit actuellement. «Je veux aussi être aussi heureuse qu’aujourd’hui tout en souhaitant une évolution professionnelle», conclut-elle.

Mélanie Léonard a donné deux concerts avec les Violons du Roy. Trois autres sont prévus les 12 janvier, 7 et 8 mars dans la province. Détails à violonsduroy.com

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