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15:08 15 juillet 2019

Boulangerie Des pains sur la planche: un concept unique au monde

Boulangerie Des pains sur la planche: un concept unique au monde
Photo: (Photo Métro Média - Perrine Gruson)

PAIN. La boulangerie Des pains sur la planche, ouverte depuis le quelques mois, est un projet original qu’ont initié Cyril Pringault et Jonathan Gagnon. Concept unique, la boulangerie communautaire est un organisme sans but lucratif dont le modèle d’affaires est basé sur la participation de la communauté de façon bénévole la plupart du temps, en plus des quatre employés réguliers.

Cyril Pringault, qui travaille dans le milieu communautaire depuis de nombreuses années, a eu l’idée de créer une boulangerie par et pour le quartier Saint-Sauveur, lui qui n’a de lien particulier avec le pain que de par son origine française. Jonathan Gagnon, quant à lui, a débarqué à Québec il y a un an. Toujours impliqué dans de nombreux projets, il a embarqué sans se poser de questions. «Quand j’ai vu l’idée [de Cyril], je me cherchais justement une implication», indique le jeune de 23 ans.

Les deux entrepreneurs d’un jour ont eu beaucoup de difficulté à mettre en place et concrétiser leur idée. «Le financement a été particulièrement difficile. Ça a été aussi ardu de se montrer crédibles puisqu’on ne vient ni l’un ni l’autre du milieu des affaires, ni de la restauration.

Une boulangerie accessible à tous

Dans le quartier Saint-Sauveur, dès qu’on s’éloigne de la rue Saint-Vallier est, les commerces de proximité se raréfient. L’arrivée de Des pains sur la planche vient en partie pallier au manque et les fondateurs espèrent qu’ils initieront une vie de quartier. Située en face du magasin Latulippe, à côté de l’Hôtel du nord, les fondateurs ont même installé une rampe afin que les personnes en fauteuil roulant ou les parents avec poussette puissent facilement accéder au commerce.

Le pain, aliment démocratique par excellence, est vendu au prix le plus bas du marché, grâce au statut d’OSBL de la boulangerie. Les bénéfices réalisés sur les ventes permettent simplement la survie du projet, la location du bail et le salaire des employés : le boulanger et la coordonnatrice. «On veut faire un commerce de quartier qui offre de la qualité à prix abordable, ça n’est pas une boulangerie pour les plus nantis», fait valoir M. Pringault. Toutes les autres personnes qui travaillent sur place sont bénévoles.

Cyril Pringault et Jonathan Gagnon ne se connaissaient pas avant de fonder ensemble le projet, ils sont depuis devenus amis.

La différence entre une boulangerie traditionnelle et une boulangerie communautaire?

«En apparence, il n’y en a pas», explique M. Gagnon. La différence majeure est que le commerce n’est pas là pour faire des profits autres que la survie et que ses bénéfices seront réinvestis dans des programmes.

Ateliers de fabrication de pain, emploi de personnes en réinsertion sociale, présence éventuelle de travailleur social, partenariat avec un jardin communautaire : les idées pour l’avenir ne manquent pas. «À moins qu’on fasse ici notre propre jardin, ou encore qu’on ait notre propre parcelle de blé pour faire notre farine», évoque M. Pringault.

Le but de toute cette aventure est donc de faire un lieu de vie sympathique dans le quartier (il y a d’ailleurs un coin enfants avec livres et jouets, chaise berçante et coussin d’allaitement– le commerce est certifié Famille par l’organisme Commun’action), d’en faire un commerce autonome financièrement autour de l’aliment rassembleur qu’est le pain artisanal.

«Ce n’est plus notre projet maintenant et c’est beau à voir, c’est celui du quartier. On s’est fait aider par beaucoup de personnes et c’est super de voir tous ces talents réunis ensemble», fait valoir le Français d’origine.

La boulangerie est spacieuse et offre un coin enfants, en plus de quelques tables pour déguster café, pains et pâtisseries.

 

 

 

 

Commentaires 1

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  • Rébecca

    Bonjour!
    Seulement pour spécifier dans votre article, il y a bel et bien 4 employés: la coordonatrice(Julie Levesque), la coordonatrice adjointe (Rébecca LeBlond), le boulanger (Emmanuel Demers) ainsi que l’aide boulangère (Julie Savard).

    Merci