Culture
15:00 13 avril 2019

Un premier EP inspiré du poly-amour pour Narcisse

Un premier EP inspiré du poly-amour pour Narcisse
Le lancement de l’EP aura lieu le 18 avril prochain à Québec et le 21 avril à Montréal.(Photo gracieuseté)

MUSIQUE. Marjorie Pednault, anciennement connue sous le pseudonyme Nature Moderne, sortira un premier mini-album pop-électro le 19 avril prochain, cette fois-ci sous le pseudonyme Narcisse. Une coupure nette avec le style folk qu’elle promouvait auparavant. 

Le thème principal de cet opus? L’ego et la prise de conscience de celui-ci dans un style sensuel et spoken word. «C’est arrivé à travers mon expérience du « poly-amour« . J’ai été confrontée à la jalousie, à mon ego. Donc l’album porte surtout sur la relation un peu malsaine que j’ai avec lui», raconte l’artiste du quartier Saint-Sauveur à Québec. À travers son œuvre, Marjorie souhaite pousser les gens à accepter les facettes d’eux-mêmes qu’ils refoulent au plus profond d’eux. 

La relation de Narcisse avec l’ego sera le thème principal du mini-album. (Photo gracieuseté)

Un album à saveur bordelaise 

C’est lorsqu’elle a fait une résidence à Bordeaux, en France, avec l’Ampli de Québec que Narcisse a réalisé que le marché francophone était intéressant. Sous le nom Nature Moderne,

elle n’écrivait ses morceaux qu’en anglais. «Quand t’écoutes du folk d’iciça sonne très québécois, ça vient moins me chercher. Mais quand je me suis mise à écouter de l’électro en France, j’aimais la sonorité de ce genre de français.» Elle croit aussi qu’il est plus facile de percer au Québec, lorsqu’on chante dans la langue de Molière.  

Pour l’instant, elle vise surtout les marchés français et québécois, c’est pourquoi quatre des cinq chansons de son EP sont francophones. «La chanson anglophone, je l’avais composée il y a longtemps. J’ai songé à la traduire, mais je ne voulais pas perdre l’essence du morceau», indique celle qui se produira à la soirée PluriElles de la Fête Arc-en-ciel à la fin août.  

Narcisse souhaite porter le flambeau pour la communauté non binaire. (Photo Métro Média – Jérémy Bernier)

Artiste non binaire 

L’auteure-compositrice-interprète qui se considère non binaire, donc ni homme, ni femme, est très impliquée dans la communauté queer. Elle se considère même comme une représentante de ce groupe dans le milieu artistique. «Il y a très peu de gens non binaires sur la scène, il y a vraiment un manque de représentation. Si j’avais su que ça existait quand j’étais plus jeune, j’aurais sauvé des années de questionnements».  

C’est d’ailleurs la raison pourquoi elle a décidé de se montrer en train d’embrasser une fille dans le vidéoclip de la chanson «Narcisse». Selon elle, les cinématiques où l’on voit un homme et une femme s’embrasser sont surreprésentées.  

Bien qu’il y ait certaines réticences à accepter les personnes non binaires à travers la province, Marjorie Pednault a confiance en l’ouverture d’esprit des Québécois. «L’acceptation est plus facile à Montréal, évidemment en raison du multiculturalisme, mais même dans la Capitale-Nationale, il y a un appui de la part des gens.» 

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