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19:32 16 juillet 2015 | mise à jour le: 16 juillet 2015 à 19:32 Temps de lecture: 4 minutes

Un nouveau dortoir pour les enfants malades au camp Le Saisonnier de Lac-Beauport

SANTÉ. Leucan et les entrepreneurs de la cohorte 6 de l’École d’Entrepreneurship de Beauce ont procédé le 16 juillet dernier à l’inauguration du tout nouveau dortoir Nishk destiné aux familles d’enfants malades dans le cadre du camp Vol d’été Leucan CSN au camp Le Saisonnier de Lac-Beauport.

Dès le 26 juillet, des enfants et leur famille profiteront des nouvelles installations qui seront en mesure d’accueillir près d’une trentaine de jeunes. Ce signifie l’aboutissement de plusieurs années de travail et de sollicitation pour le directeur général du camp Le Saisonnier, Pierre Langevin.

«C’est un projet que nous attendons depuis plusieurs années. Je suis bien heureux de me trouver ici aujourd’hui pour vous montrer le fruit du travail acharné de plusieurs jeunes entrepreneurs passionnés. Entre les dernières pelletées de neige en mai et la mise en place des derniers détails hier, je peux dire qu’il s’en est passé des choses et j’en suis fier», raconte-t-il visiblement ému.

Les installations étaient désuètes depuis quelque temps déjà, mais Pierre Langevin souhaitait quand même offrir chaque année une semaine de répits aux familles de ses petits guerriers. C’est pourquoi il considère que l’apport financier et le support de la CSN et de l’École d’Entrepreneurship de Beauce sont arrivés à temps.

Quant à la cohorte 6, le choix du projet de dortoir au camp Le Saisonnier s’est fait tout naturellement de par son optique durable et concrète.

«Quand nous avons eu à choisir parmi plusieurs projets, la cause de Leucan s’est imposée. Nous avons compris assez rapidement l’impact qu’un camp fait sur mesure pour ces enfants pouvait avoir et nous avons voulu aider», a fait part le président de la cohorte 6 de l’École d’Entrepreneurship de Beauce, Jean-Sébastien Vogel.

Annie Moreau peut témoigner de l’impact qu’a le camp sur les enfants qui luttent contre le cancer. En effet, l’an dernier, Annie a eu la chance de participer à un camp de vacances d’une semaine avec son petit garçon Alexis, 4 ans, qui lutte depuis deux ans contre la leucémie.

«C’est un camp incroyable. En partant, c’est un répit pour la famille. On ne se le cachera pas, c’est difficile pour la famille d’encadrer et de s’occuper d’un enfant malade. La maladie ne donne pas de répit, le camp c’est donc l’occasion de décrocher et de se reposer pendant que notre enfant s’amuse avec les autres jeunes. Voir le sourire qu’ils ont, c’est formidable», soutient-elle.

Dans les délais et sous le budget

Les travaux, assez majeurs pour les délais prévus, se sont très bien déroulés de sorte que les délais ont été respectés. Mais ce qui réjouit d’autant plus Jean-Sébastien Vogel, c’est que le projet a généré des surplus. Environ 80 000$ seront donc redistribués au camp Le Saisonnier pour son camp d’été et à l’organisme Leucan pour poursuivre leur œuvre auprès des enfants atteints du cancer.

«Ce matin je suis non seulement fier de vous dire que nous avons respecté les délais et les coûts, mais également que nous avons des surplus qui seront redistribués prochainement», annonce le président de la cohorte 6 de l’École d’Entrepreneurship de Beauce.

Un projet émotif

Pour Céline Charbonneau, le projet de dortoir était un projet qui lui tenait beaucoup à cœur. Employée à la CSN depuis plusieurs années, elle avait à cœur l’implication dans des causes comme celle-là. Toutefois, la cause de Leucan la touche plus personnellement puisque voilà maintenant 20 ans que son garçon, Vincent est décédé du cancer du cerveau.

Ce dernier avait passé son dernier été dans un camp de Leucan semblable à ceux que tient le camp Le Saisonnier à Lac-Beauport. C’est pourquoi le nouveau dortoir portera le nom de Nishk, refuge à Vincent. Le mot Nishk signifie outarde en montagnais, une signification bien spéciale qui fait référence à la formation en V des outardes lorsqu’elles volent dans le ciel. Une finissante de l’École d’Entrepreneurship de Beauce explique que les outardes sont un peu à l’image de l’homme, elles ne laissent pas un des leurs derrière eux.

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