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13:25 17 novembre 2015 | mise à jour le: 17 novembre 2015 à 13:25 temps de lecture: 3 minutes

Portraits de Valcartier : Entraînement d’élite

PORTUGAL. Les parachutistes du 3e bataillon de Valcartier font classe à part, assure l’un deux: «tout est axé sur l’endurance, l’entraînement physique. Il faut que ce soit poussé à un stade un petit peu plus haut».

Une manœuvre hors du commun: quelques 230 parachutistes parachutés en même temps à l’occasion de l’exercice Trident Juncture 2015, mené par l’OTAN au Portugal. (Photo gracieuseté – Forces armées canadiennes)

«Le parachutiste va souvent être parachuté à quelque part, mais à partir de là, tu n’as plus de véhicule: c’est juste tes jambes!», explique Martin Tremblay, résident de Stoneham.

Les opérations aéroportées sont un moyen extrêmement rapide de déplacer un nombre important de soldats, note le caporal. Une fois au sol, les parachutistes du 3e bataillon de Valcartier, comme lui, auront à porter des charges qui peuvent peser jusqu’à 70 livres. «Donc, c’est pour ça que ta forme physique, il faut qu’elle soit une petite coche de plus!».

Outre l’entraînement physique, on compte évidement des sauts de pratique du haut de tours. C’est un passage obligé pour tout parachutiste, note le caporal Martin Tremblay, parce que «c’est la hauteur apparemment à laquelle tu sais si tu as le vertige ou pas». Pour ceux qui «bloquent», «l’instructeur te voit une fois; il t’offre une deuxième chance et si ça ne passe pas, il te dit : “Monsieur, je m’excuse mais vous ne serez pas parachutiste”», décrit-il.

Missions

En 20 ans dans les Forces armées canadiennes, Martin Tremblay a participé à sept missions à l’étranger, mais étonnamment jamais en tant que parachutiste. «En Afghanistan, il n’y a pas eu de saut opérationnel. […] La dernière fois que ça été utilisé, on parle de la Deuxième Guerre mondiale ou guerre de Corée», commente-t-il. Pourquoi? «Anciennement, tu savais que les lignes ennemies étaient à un endroit précis».

Les parachutistes ne sont pas pour autant mis à l’écart des missions, insiste-t-il. Comme membres de l’infanterie, «on participe à toutes les missions. […] On fera des missions de combat à partir du sol; des patrouilles.»

Entre-temps, Martin Tremblay et ses confrères du 3e bataillon de Valcartier sont déployés dans le cadre d’exercices comme Trident Juncture 2015, que l’OTAN a mené au Portugal, en Italie et en Espagne du 21 octobre au 6 novembre. Actuellement, le bataillon se trouve en Pologne et doit ensuite s’exercer en Allemagne.

À lire sur le sujet : Portraits de Valcartier : Miracle du haut des airs

TC Media

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