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13:36 15 janvier 2020

Retour sur les moments marquants de 2019

Retour sur les moments marquants de 2019
(Photomontage Métro Média)

RÉTROSPECTIVE. En ce début d’année, Le Jacques-Cartier vous propose un retour sur les événements locaux qui ont retenu l’attention au cours des 12 derniers mois.

Caroline Jacques entourée de ses filles Ella, Laëtie et Coco. (Photo gracieuseté – Caroline Jacques)

 

Maman globe-trotteuse ou voyager en famille à peu de frais

En début d’année, Le Jacques-Cartier vous présentait Caroline Jacques, de Stoneham-et-Tewkesbury. Celle-ci racontait son voyage au Costa Rica, qu’elle a effectué en avril 2018, accompagnée de ses trois filles, Ella, Coco et Laëtie. Le quatuor était en vedette dans une série de sept émissions, connue sous le nom de Maman Globe-trotteuse au Costa Rica, diffusée à la télévision communautaire CCAP, et qui présentait les différentes manières de voyager en famille à peu de frais. Mme Jacques, qui a déjà visité une quarantaine de pays, dont une vingtaine avec ses enfants, confiait que la famille est devenue populaire en raison de son blogue qu’elle alimente régulièrement depuis quelques années, et de sa page Facebook.

 

La palme de la vitalité économique à cinq municipalités de la MRC

Les villes de la couronne nord sont un milieu de vie entre ville et nature qui attire les familles. (Photo gracieuseté – Tourisme Jacques-Cartier)

Saint-Brigitte-de-Laval, Shannon, Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Lac-Delage et Fossambault-sur-le-Lac font partie des dix villes qui ont obtenu le meilleur indice de vitalité économique, selon le classement de l’Institut de la statistique du Québec dévoilé en janvier. Pour déterminer l’indice de vitalité économique d’une localité, l’Institut se base sur trois indicateurs: le revenu total médian des particuliers de 18 ans et plus, le taux de travailleurs des 25-64 ans et le taux d’accroissement annuel moyen de la population sur cinq ans. L’indice a été évalué pour 1 164 municipalités, communautés autochtones et territoires non organisés de 40 habitants et plus. Saint-Brigitte-de-Laval et Shannon obtenaient la première et la deuxième place du classement. Ces municipalités attirent les jeunes familles en raison de leurs services et de la proximité avec la grande ville. La base militaire de Valcartier participe sans nul doute à la vitalité économique de ces villes.

 

 

Pires routes du Québec : la traverse de Laval toujours au palmarès

Si la Traverse de Laval est une route qui mène à Sainte-Brigitte-de-Laval, la partie de cette dernière a été refaite depuis de nombreuses années, raison pour laquelle la facture ne peut pas être séparée avec cette dernière. (Photo Métro Média – Archives)

En mai 2017, La Traverse de Laval reliant Sainte-Brigitte-de-Laval à Lac-Beauport se trouvait au 9e rang des pires routes du Québec. Elle y était également en 2015. La mairesse de l’époque, Louise Brunet, s’attristait alors d’y voir la Traverse de Laval apparaître pour une deuxième fois, elle qui souhaitait réparer cette route depuis son arrivée en poste en 2013. La route est encore bien ancrée au sommet du palmarès en 2018 et on apprenait en février que les travaux se faisaient toujours attendre. «Nous allons les faire seulement si nous avons une subvention. Il existe des programmes d’aide, je suis en recherche actuellement. Je fais aussi des représentations auprès du député. On est confiants, on travaille très fort. Les plans et devis sont faits, on pourrait donc aller en appel d’offres dès qu’on aura le OK dans les prochaines semaines. On aimerait réaliser le tout en 2019. Dans le pire des cas en 2020», disait alors le maire de Lac-Beauport, Michel Beaulieu. En juin, on apprenait que les travaux seraient encore reportés puisque le ministère des Transports n’accordait pas de subvention.

 

Notre histoire en mémoire: La MRC de la Jacques-Cartier se souvient

Claude Juneau, au centre, lors de l’inauguration officielle du DVD Notre histoire en mémoire. (Photo gracieuseté)

 

Puisqu’elle avait le désir d’enrichir la population de connaissances du passé, la MRC de la Jacques-Cartier a réalisé Notre histoire en mémoire, un DVD culturel rendu disponible au grand public en début d’année. Le travail de longue haleine entamé en 2011 qui a vu le jour à la fin de 2018 vise à favoriser la transmission intergénérationnelle de l’histoire de résidents des neuf villes et municipalités du territoire. Claude Juneau, 86 ans, fait partie des quelques porteurs de mémoire qui ont témoigné de leur vécu dans la MRC de la Jacques-Cartier. Le natif de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier a été un témoin privilégié de l’essor du territoire, alors que son père a été un pilier dans le développement du réseau d’électricité et d’aqueducs. Le disque, qui se veut aussi un outil pédagogique, est désormais diffusé auprès des jeunes, dans les écoles, les bibliothèques publiques et les chaînes de télévision locales des différentes municipalités.

 

 

 

Le Festival des insectes se veut très interactif. (Photo Métro Média – Archives)

La Bibitte Mobile : le Festival des insectes passe de la chenille au papillon

Le Festival des insectes, créé par la Bibitte Mobile qui est installée officiellement à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier depuis la fin de l’été 2018, annonçait plusieurs projets le printemps dernier dont la tenue de deux événements par année et une tournée dans d’autres villes de la province. Le fondateur de la Bibitte Mobile, Pierre-Olivier Ouellet, n’hésite pas à s’exiler dans des contrées inconnues pour découvrir de nouveaux spécimens.

 

Plaque d’immatriculation unique pour les vétérans: des attentes comblées

Le comité de la plaque a vu une attente de 10 ans être réglée en quelques mois par le gouvernement caquiste.  (Photo Métro Média – Archives)

En avril, le gouvernement du Québec procédait au dévoilement d’une plaque d’immatriculation unique pour les anciens combattants. Le Québec était jusqu’alors la seule province au Canada qui ne démontrait pas cette courtoisie à ses anciens combattants. «C’était un projet prioritaire pour notre gouvernement et je m’en suis occupé dès que je suis entré en fonction. Je pense que c’est une annonce importante pour les vétérans et pour le Québec. Je suis très fier du produit final», avait alors mentionné le ministre des Transports, François Bonnardel. La plaque est la seule parmi celles réservées aux vétérans au Canada où une femme est représentée. Les vétérans responsables du comité de la plaque d’immatriculation étaient unanimes sur le travail fait par le gouvernement caquiste et la SAAQ.

 

La mémoire d’Helder Duarte bien vivante

Daniel Voyer a dévoilé que chaque maillot de soccer de l’association porterait les initiales HD au dos du chandail. (Photo Métro Média – Archives)

La municipalité de Lac-Beauport s’était donné rendez-vous en mai afin d’honorer la mémoire d’Helder Duarte en dévoilant un parc à son nom. Le populaire entraîneur de soccer est décédé subitement le 21 février 2019. «C’est une journée heureuse et triste à la fois. Helder Duarte s’est illustré comme entraîneur de soccer à l’Université Laval, mais il a été un grand artisan du développement du soccer au Lac-Beauport. Je l’appelais M. Soccer et ça n’a pas pris longtemps au conseil municipal pour prendre la décision d’honorer ce grand Lac-Beauportois», avait alors déclaré le maire de la municipalité, Michel Beaulieu.

 

À l’avant, l’enseignante Madeleine Pagé et Rachel Côté. À l’arrière, Béatrice Gosselin, Françoise Savard, Gabrielle Tremblay et Clara Gilbert. (Photo gracieuseté)

Un prix écolo pour l’École secondaire Mont-Saint-Sacrement

L’École secondaire Mont-Saint-Sacrement remportait en fin d’année scolaire le Prix Innovation — Développement durable de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP) avec son projet: éliminer les déchets à la source. Pierre Lantier était particulièrement fier de recevoir cet hommage provincial remporté par un groupe d’élèves de 2e secondaire. Le directeur général explique qu’environ 150 des 400 repas de la cafétéria sont distribués dans des contenants non recyclables. Afin de réduire cette empreinte écologique, l’école a proposé à chaque élève d’apporter un contenant de la maison. De plus, l’établissement scolaire a installé un évier permettant de laver les plats après chaque utilisation tout en indiquant que les assiettes en styromousse deviendraient payantes. L’an dernier, les élèves de l’Enviroclub ont cherché une solution durable en affirmant que le meilleur déchet est celui qui n’a pas été produit.

 

Les rois de la viande fumée

L’équipe des PiratesBBQ participe aux compétitions grâce à leur roulotte aménagée. (Photo Métro Média – Archives)

Au début de l’été, l’équipe des PiratesBBQ, composée de Ryno Bérubé et Michel Pelletier, a remporté la compétition internationale de barbecue Le Grand Boucan. Ils sont ainsi devenus les premiers Québécois à gagner le championnat d’une compétition de calibre international KCBS (Kansas City Barbecue Society). Ryno Bérubé de Charlesbourg et Michel Pelletier, de Stoneham, sont partenaires de grill depuis six ans. Les deux acolytes sont aussi collègues: ils sont programmeurs dans la même entreprise. Tout a commencé dans leur cour. «Notre famille disait qu’on était bons en cuisine au barbecue», raconte Ryno Bérubé. Les deux maîtres du grill parcourent l’Amérique du Nord pour les championnats professionnels. Avec leur roulotte aménagée pour y vivre confortablement, qui comprend une partie pour le matériel (anciennement un espace pour y ranger une moto), les deux hommes sont toujours fin prêts à performer.

 

Le tournage a eu lieu pendant l’été et l’automne. (Captures d’écran – National Geographic)

Une superproduction américaine tournée à Saint-Gabriel-de-Valcartier

En juillet, Saint-Gabriel-de-Valcartier accueillait l’équipe de tournage de la série Barkskins. Le lieu où a été reconstitué un véritable village ancestral est situé dans le boisé du chemin Redman, site principal de tournage de l’importante production américaine. La série Barkskins est basée sur le roman d’Annie Proulx du même titre, une saga historique sur les premiers arrivants qui ont colonisé la Nouvelle-France et qui se déroule sur 300 ans. Si quelques scènes ont été tournées à Stoneham, c’est à Saint-Gabriel-de-Valcartier que l’essentiel de l’histoire est filmé. «Ils cherchaient un endroit où filmer sur 360 degrés sans qu’il y ait d’indice d’industrialisation. Au mois d’avril, on a appris que c’est la municipalité qui a été sélectionnée», expliquait alors Brent Montgomery, maire de Saint-Gabriel-de-Valcartier. En tout, 17 bâtiments ont été construits selon l’architecture du 17e siècle dont une chapelle, un couvent, une ferme et une auberge.

 

Mission: tireur d’élite aborde aussi la complexité psychologique et les horreurs de la guerre contre-insurrectionnelle. (Illustration gracieuseté)

Wali raconte sa vie de tireur d’élite

L’ex-militaire de la région de Québec connu sous le nom de code Wali annonçait en août avoir choisi le 11 septembre, date anniversaire des attentats du World Trade Center de New York, pour lancer son livre Mission: tireur d’élite. Il s’agit d’une suite logique après la sortie, il y a trois ans, d’un documentaire portant sur son expérience de combattant volontaire au sein des troupes kurdes contre l’État islamique. Dans ce récit, le soldat canadien décrit la réalité humaine de la guerre moderne, à travers l’histoire de quatre tireurs d’élite du Royal 22e Régiment des Forces canadiennes, au cœur de l’insurrection talibane, à Kandahar, en Afghanistan. Le lecteur suit le détachement 66 Bravo dans les multiples missions de combat en montagnes, en hélicoptère, en véhicules, ou à pied et déguisés en civil local.

 

Une partie de l’équipe canadienne qui participera aux Jeux Invictus. (Photo Métro Média – Archives)

Jeux Invictus: revivre après un traumatisme

En septembre, on faisait connaissance avec 32 militaires à la retraite, provenant de plusieurs provinces canadiennes, qui ont participé au 1er camp d’entraînement d’Équipe Canada au centre sportif de Valcartier en prévision des Jeux Invictus 2020 qui se dérouleront à La Haye, aux Pays-Bas du 9 au 16 mai prochain. Les 500 athlètes représentant 19 nations ont tous la particularité d’avoir été libérés de l’armée pour divers traumatismes, qu’ils soient physiques, psychologiques ou à la suite d’une maladie pendant leur service. L’ex-sergente Nadia Duranleau, qui a quitté l’Armée volontairement en 2011 à la suite d’une opération à la colonne vertébrale un an plus tôt, racontait son parcours difficile puis comment le fait d’être choisie pour aller à ces jeux lui a redonné un but dans la vie. Sans détour, elle avouait que sa participation aux programmes de Soutien par les pairs et Sans limite, proposés aux militaires, lui avait sauvé la vie au sens littéraire du mot.

 

Marc Proulx, directeur général, Carl Thomassin et Jean Giroux conseiller municipal du district 1. (Photo Métro Média – Archives)

La MRC de la Jacques-Cartier partage 1,5 M$ pour son écotourisme

En octobre, le Fonds de la région de la Capitale-Nationale (FRCN) octroyait 1,5 M$ pour neuf projets dans la MRC de la Jacques-Cartier dont l’organisme Empire 47 (E47) ÉcoSentiers Villégiature, à Lac-Delage, et le sentier des Dunes de Sainte-Brigitte-de-Laval. L’organisme provincial a comme objectif de contribuer au dynamisme, à la vitalité et au développement touristique et économique régional. Le programme cible principalement des secteurs porteurs de croissance économique en région. Christian Déry, directeur général de l’organisme Empire 47 (E47) ÉcoSentiers Villégiature, à Lac-Delage, concède que l’aide financière de 250 000$, pour le développement du vélo de montagne 2019-2020, permettra l’aménagement des sentiers familiaux en mettant en place un programme jeunesse ainsi qu’un parcours ludique. L’organisme, créé en 2014, a permis la restauration de l’ancien centre de ski de fond laissé pratiquement à l’abandon. La mise en valeur du sentier des Dunes, par l’amélioration de la signalisation et l’aménagement d’aires d’accueil et d’espaces de repos, était souhaitée depuis longtemps indiquait pour sa part Carl Thomassin, maire de Sainte-Brigitte-de-Laval.

 

Avec maintenant 12 sous-bois sur un total de 43 pistes, la Station touristique Stoneham offre ainsi près de 30% de ses pentes aux amateurs de terrain boisé, et ce, pour tous les niveaux. (Photo gracieuseté)

Un nouveau sous-bois s’ajoute à la carte des pistes de Stoneham

Cet hiver, les skieurs et planchistes pourront s’amuser dans un sous-bois additionnel à la station de ski Stoneham apprenait-on cet automne. La station avait développé divers terrains skiables en milieu boisé au courant des dernières années. La nouvelle piste de 600 mètres de longueur et de 130 mètres de dénivelé prend place dans le secteur de la remontée L’Éclipse. Il y a deux ans, Stoneham installait une nouvelle remontée quadruple afin de remplacer la chaise double et l’arbalète qui desservaient alors ce secteur. Le but était d’augmenter la vitesse de remontée en se modernisant et de desservir encore mieux le domaine skiable. La Pic-Bois vient donc bonifier l’offre des sous-bois L’Urubu et La Merisier sur ce versant. On annonçait également l’acquisition de deux nouveaux canons à neige HKD 2019 ainsi que de nouvelles buses à canon afin d’améliorer la performance de la flotte existante.

 

Paul «The Butcher» Vachon et son frère Maurice «Mad Dog» Vachon étaient de véritables vedettes de la lutte. (Photo gracieuseté)

Les derniers vilains: les heures de gloire de la lutte

Juste avant les Fêtes, le réalisateur de Lac-Beauport Thomas Rinfret présentait l’histoire du vilain professionnel Paul «The Butcher» Vachon et de sa famille dans Les derniers vilains, un documentaire qui plonge le spectateur à une époque où la lutte avait son émission québécoise hebdomadaire de grande écoute et où les lutteurs étaient de véritables mythes. «Ça a été une aventure pour moi de suivre Paul. Ça avait quelque chose de familial», confiait Thomas Rinfret, qui a suivi la vedette pendant plus de quatre ans et accumulé plus d’une centaine d’heures de matériel. «Je n’avais aucun scénario avant de tourner. Ça a été énormément d’observation», explique-t-il. Le réalisateur n’était pas un admirateur de lutte, même s’il connaissait «Mad Dog» de nom. Il croit que c’est ce qui lui a permis de garder une distance nécessaire avec son sujet, même si au fil du temps, Paul Vachon est devenu son ami. «Dans le film, la lutte est un décor. C’est plutôt une fin de vie à laquelle on assiste. On entre dans celle d’un vieillard. […] C’est une génération qui disparaît, un au revoir à cette période-là. C’était une époque très libre», soulignait le réalisateur.

 

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