Communaute
10:47 8 juillet 2015 | mise à jour le: 8 juillet 2015 à 10:47 Temps de lecture: 3 minutes

Sortir de thérapie en tout repos

ORGANISME. Un nouveau genre d’organisme vient s’installer à Saint-Tite-des-Caps: avec Les Semeurs d’Espoir, Annie Lavallée et son conjoint souhaitent accueillir dans leur fermette des personnes sorties de thérapie pour dépendance pour leur donner la chance de retomber sur leurs pieds.

Installés dans la région depuis trois ans, Annie Lavallée et Christian Lanouette caressent ce rêve depuis plusieurs années. «On a vécu des situations dans nos vies qui nous ont donné envie de redonner au suivant», explique la cofondatrice des Semeurs d’Espoir.

Sensibilisés par la toxicomanie, l’idée leur est venue de créer un endroit où les gens tout juste sortis de thérapie pourraient aller pour s’éloigner des vieilles habitudes du passé et prendre du temps pour soi. «Nous voulons que les gens qui nous visitent partent plus solides et rassurés, espère Mme Lavallée. En passant toute la saison avec nous, ils pourront voir que c’est possible de se reposer sur des assises stables.»

Durant la saison agricole, le couple veut accueillir dans leur demeure de six à huit participants qui les aideront à participer aux tâches reliées à la fermette. «Ça commence avec les semences, l’entretien, la récolte et même la cuisine», énumère la jeune propriétaire. Annie Lavallée et son conjoint comptent commencer leurs activités d’ici 2017.

La majeure partie du travail des participants est de se reconnecter avec la nature et de se changer les idées. «On travaille avec la permaculture dans notre fermette, raconte Mme Lavallée. Ça permet aux participants de découvrir davantage de produits, puisqu’on fait pousser une grande variété de plantes et de fleurs comestibles qu’ils pourront utiliser par la suite dans la vie de tous les jours.»

Trouver les bonnes ressources

Plus que le travail d’agriculteur, les participants auront aussi l’occasion de côtoyer plusieurs personnes ressources pour apprendre à bien gérer leur retour de thérapie. «Nous nous sommes entourés d’une bonne équipe qui vient soutenir nos activités», affirme Annie Lavallée, elle-même bientôt titulaire d’un certificat en toxicomanie. Le but du couple est que deux intervenants soient présents sur les lieux en tout temps pour soutenir leurs activités.

Une campagne de financement est en cours sur la plateforme web La Ruche pour aider les deux fondateurs à bien démarrer leurs activités. «Nous avons un objectif de 15 000$, explique Mme Lavallée. L’argent servirait à bien aménager le terrain, le drainer et le clôturer, en plus d’acheter les premières semences et de commencer la serre.» Un cadeau est associé à chaque tranche d’argent que les donateurs décident de fournir au projet. «Ça va de notre pain maison que nous allons faire avec notre nouveau four à pain qu’à une soirée chansonnier et un séjour de survie en forêt», élabore-t-elle.

Québec Hebdo

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