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18:34 24 novembre 2015 | mise à jour le: 24 novembre 2015 à 18:34 temps de lecture: 3 minutes

Une cuisine ouverte à tous

ACTIVITÉ. La bonne humeur était au rendez-vous mardi passé à la Villa des bosquets, alors que l’odeur des pâtés à la viande et du rôti de porc emplissait la salle. Une fois par mois, à partir de 9 heures le matin, les participantes de la cuisine collective se réunissent pour élaborer quelque six recettes différentes, de l’entrée au dessert.

La cuisine collective de l’Île d’Orléans existe depuis cinq ans, mais vient tout juste de déménager dans de nouveaux locaux à la Villa des bosquets à Saint-Pierre-de-l’île-d’Orléans qui leur offre gratuitement l’utilisation des lieux. L’activité compte environ 9 participants par rencontre.

Louis Boulanger s’implique dans la cuisine collective de l’Île d’Orléans depuis sa création il y a cinq ans. «J’étais auparavant à celle de Montmorency, mais je me questionnais à savoir pourquoi il n’y en avait pas ici, raconte-t-elle. Depuis sa création, la clientèle a beaucoup varié, passant des jeunes familles aux personnes âgées.»

Auparavant installée au Carrefour Roc-Amadour, les membres de la cuisine collective ont dû regarder pour un nouveau lieu d’accueil, faute de budget pour payer la location de la salle. «La villa nous offre gratuitement la location des lieux, en échange d’accueillir parmi nous des participants résidant sur place», explique la coordonnatrice de l’activité, Anne-Sophie Sanche.

Bien que l’activité soit ouverte à tous ceux et celles qui souhaitent cuisiner en groupe, elle a pris une tendance vers les personnes plus âgées, en raison de l’emplacement et du moment dans la journée. «Les participants se rencontrent une fois par mois le mardi matin, rapporte Mme Sanche. Le menu est planifié une semaine avant la rencontre en suivant les aubaines de la semaine.»

Économiser tout en s’amusant

Les prix avantagent aussi les participants, qui peuvent repartir avec des plats diversifiés pour 4$ la portion. «En plus, ça nous fait découvrir les petits secrets de chacune dans nos repas», a renchéri Murielle Plante, une participante.

Selon Louise Boulanger, les gens s’inscrivent à la cuisine collective, car ils sont tannés de préparer toujours les mêmes recettes. «Les gens me disaient souvent que ça leur redonnait le goût de cuisiner», ajoute-t-elle.

Plus qu’un simple tour aux fourneaux, les cuisines collectives servent aussi le côté social des participants. «Les gens sortent de chez eux et font des rencontres, rapporte Anne-Sohpie Sanche, qui s’implique aussi dans la future cuisine collective de Saint-Tite-des-Caps. Ça combat l’isolement qui touche trop souvent les aînés et les personnes moins nantis.»

Québec Hebdo

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