Communaute
21:00 22 juin 2013 | mise à jour le: 22 juin 2013 à 21:00 Temps de lecture: 4 minutes

Lauréates locales du concours Chapeau, les filles

Noémie Asselin, de Château-Richer, et Émilie Chartrand, de Saint-Ferréol-les-Neiges, ont reçu un prix chacune lors du 17e gala national du concours Chapeau, les filles!, dont le but est de favoriser la diversification des choix de carrière des jeunes filles et des femmes et d’encourager celles qui sortent des sentiers battus à persévérer jusqu’à l’obtention de leur diplôme. Provenant de toutes les régions du Québec, 57 femmes ont été honorées en raison de leur choix d’un métier traditionnellement masculin.

Émilie Chartrand

Émilie Chartrand a été la lauréate du Prix Excelle Science du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (bourse de 2 000 $).

C’est sur de solides fondations qu’Émilie Chartrand érige sa carrière. Étudiante en génie du bâtiment, elle a trouvé le programme d’études de ses rêves – comblant à la fois son attrait pour l’architecture, l’environnement, et les sciences appliquées. « Mon objectif est d’œuvrer dans le développement durable du bâtiment, dit-elle. Une branche récente et en constante évolution, où les enjeux pour la santé humaine et celle de la planète sont plus que motivants. »

Membre de l’équipe nationale junior de ski de fond durant ses études collégiales, elle n’est pas femme à avoir froid aux yeux. « Cette étape de ma vie m’a permis de devenir une personne responsable et autonome. J’ai appris à gérer mon temps, mes études, mon entraînement tout en respectant mes objectifs scolaires et sportifs. » La perspective d’étudier dans un domaine non traditionnel – qui plus est en anglais – n’a jamais ébranlé sa vocation de béton. « Je respecte mes intérêts et convictions, même s’ils ne correspondent pas à la norme. »

Le problème, selon elle, c’est que trop de jeunes filles ignorent encore les innombrables opportunités de carrière que leur offrent les études en sciences et génie. Pour renverser cette tendance tenace, Émilie croit qu’il faut multiplier les journées-carrières et les conférences-témoignages données par des professionnelles dans les écoles secondaires et les cégeps. Elle suggère aussi d’intégrer la référence à la profession d’ingénieure dès l’école primaire – que ce soit dans des textes éducatifs ou dans des projets scolaires. Une idée édifiante… qui pourrait faire naître des générations de bâtisseuses.

Noémie Asselin

La résidente de Château-Richer fut la lauréate du Prix Esprit d’entreprise du ministère des Finances et de l’Économie (bourse de 2 000$).

Il faut parfois se rendre au bout du monde pour comprendre d’où l’on vient… et déterminer où l’on va. Noémie Asselin en a fait l’enrichissante expérience. Après un DEC en sciences humaines, indécise quant à son futur métier, elle s’est envolée vers le Burkina Faso qu’elle a sillonné à vélo et à dos de chameau. Sitôt de retour au Québec, elle est repartie à l’aventure en solo – au Mexique cette fois – où elle s’est rendue à bicyclette, bravant les montagnes et la côte Pacifique sur 5000 kilomètres…. « C’est au cours de ces périples que j’ai retrouvé ma première passion : l’agriculture », confie-t-elle.

Élevée sur une fermette de moutons, troisième d’une famille de sept enfants, Noémie a appris très tôt à prendre sa place. Et à aimer le travail agricole. « Toute jeune, et à ma grande fierté, j’étais celle que mon père réveillait à 5 h 30 pour aller nourrir les animaux et, par la suite, pour entretenir le jardin, entailler les érables, sortir du bois… » Un amour et une fierté qui ont grandi au fil des ans et des voyages. Et qui ont fait éclore en elle l’ambition d’établir sur la terre familiale une entreprise agricole bio.

Ambitieux, mais mûrement réfléchi, ce projet comprendra une exploitation animale et végétale qu’elle gérera avec l’un des ses frères. « D’ici quelques années, ce sera une ferme agrotouristique où nous espérons écouler 30 à 40 % de nos produits bruts et transformés. » En attendant, Noémie poursuivra des études universitaires en agronomie avec une spécialisation internationale, dans l’idée de développer des projets de coopération avec l’Amérique centrale ou l’Afrique. Une jeune pousse promise à un avenir florissant.

L’Autre Voix, membre du Groupe Québec Hebdo

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