Société
18:20 15 septembre 2017

Où en est l’usine d’eau potable de Sainte-Anne-de-Beaupré?

INFRASTRUCTURE. Plusieurs appels d’offres se concrétisent, montrant que le projet de mise sur pied avance petit à petit.

La Ville veut que les travaux soient complétés pour l’année 2019.

>(Photo depositphotos.com)

La semaine dernière, la Ville de Sainte-Anne-de-Beaupré a clos des appels d’offres pour la fourniture d’un système de filtration membranaire de production, l’élément qui sert à filtrer l’eau. «C’est vraiment comme le cœur de l’usine d’épuration», explique le directeur général de la municipalité, Frédéric Drolet-Gervais. Les résultats de l’ouverture seront connus au cours des prochaines semaines.

Les plans et devis continuent eux aussi d’avancer à bon rythme. «On est plus à 50% de fait de ce côté-là», assure-t-il. Selon lui, si le rythme se maintient, les travaux devraient pouvoir commencer au printemps 2018.

Après des années à attendre, l’usine avait finalement été acceptée le printemps dernier.

(Photo TC Media – Archives)

«On avait déjà pris les devants, même avant qu’on obtienne la confirmation de l’aide financière», rappelle M. Drolet-Gervais. La Ville avait déjà fait faire des relevés géotechniques et de l’arpentage pour trouver le nouveau terrain de l’usine. L’appel d’offres pour l’ingénierie avait aussi déjà été fait. «Au moment où on a eu la confirmation de la subvention comme telle, nous, on a confirmé ces contrats-là, entre autres à l’ingénieur», renchérit-il.

L’appel d’offres pour l’architecture a aussi été lancé. Depuis ce temps-là, le travail se concentre principalement sur les plans et devis. «Ce n’est pas simple, convient M. Drolet-Gervais. C’est beaucoup de travail.» D’autres études géotechniques et d’arpentage ont été faites pour s’assurer que tout était conforme.

Le coût pour le projet total est d’environ 16M$, dont 6M$ est assuré par la Ville, alors que le reste est reçu en subvention, du Fonds pour l’eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU). «Au départ, c’était la même version du projet, sauf qu’on avait 9M$ en subvention à ce moment-là. À travers toutes les péripéties, on a gagné un million en subvention.»

Depuis une vingtaine d’années, Sainte-Anne-de-Beaupré souhaite construire sa propre usine de traitement d’eau potable. En plus de pouvoir desservir les citoyens qui n’ont toujours pas d’eau potable et d’éviter de manquer d’eau pendant les périodes de sécheresse, la Ville pourra recommencer à se développer. «Le ministère de l’Environnement ne nous permettait pas de le faire avec notre capacité d’eau potable que nous avons maintenant.»

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