Société
12:59 16 septembre 2017

Le transport adapté métropolitain menacé?

TRANSPORT. La MRC de La Côte-de-Beaupré sonne l’alarme sur l’impact qu’aurait la fin du projet-pilote pour le financement du transport adapté métropolitain sur le territoire.

C’est PLUMobile qui s’occupe du transport adapté pour la Côte-de-Beaupré et l’île d’Orléans.

(Photo gracieuseté)

Depuis 2011, le ministère des Transports et la Communauté métropolitaine de Québec ont tenu un projet-pilote sur le transport adapté métropolitain (CMQ). «Ce ne sont pas les gens qu’on déplace à l’intérieur de la MRC, mais plutôt ceux hors de notre territoire», spécifie le directeur de Développement Côte-de-Beaupré, Bernard Paré. Pour chaque voyage, les autorités organisatrices de transports, dont fait partie PLUMobile, reçoivent 10$. En 2016, le ministère assumait 75% du coût, jusqu’à concurrence de 250 000$, tandis que la CMQ comblait l’autre 25%, jusqu’à un montant annuel de 83 400$.

Depuis la fin du projet-pilote, le MTQ en est à réviser la pertinence de maintenir le programme actif. «C’est sûr que, devant la réflexion, l’ensemble des MRC et la CMQ, on est inquiet, ne cache pas Bernard Paré. Ce qu’on souhaite, c’est que le ministère maintienne son financement, parce que nous, on est tous prêts à mettre nos contributions pour continuer de desservir cette clientèle.»

Des chiffres éloquents

Pour le coordonnateur aux transports de Développement Côte-de-Beaupré, Marc-André Avoine, il ne fait pas de doute que le nombre de déplacements réalisés à l’extérieur de la MRC justifie le maintien de l’aide financière aux transports adaptés métropolitains. En 2016, PLUMobile est allé chercher un peu plus de 23 000$ en financement pour la Côte-de-Beaupré, avec quelque 2331 déplacements. «Ç’a effectivement répondu à un besoin, martèle M. Avoine. Ça nous a permis de développer de services qu’on n’offrait pas avant.»

En moyenne, pendant les cinq années du projet-pilote, 50% des déplacements ont servi pour des besoins de santé, tandis que 28% était consacré pour les études et 18% pour le travail. «C’est quand même 96% pour des besoins de base, soulève M. Avoine. Travailler, être en santé et aller à l’école.»

Les voyages pour des raisons de santé sont nombreux vers la région de Québec, comme la majorité des services spécialisés ont été regroupés dans cette zone. «On a un très bon hôpital ici, mais pour des services de dialyse, c’est à Québec, pour la réadaptation physique aussi, etc.», énumère M. Avoine.

Le conseil de la MRC a adopté lors de sa dernière séance une résolution où il enjoint le ministère des Transports de poursuivre le financement pour les déplacements métropolitains en transports adaptés pour le territoire de la CMQ. Il demande au ministère de couvrir 75% des frais, jusqu’à 350 000$, et à la CMQ couvrir le 25% restant.

Devant la possibilité de la fin du programme d’aide pour ce type de transport adapté, c’est toute l’offre de service pour les voyages hors MRC qui devraient être revus. «On n’est pas à dire qu’on met fin complètement au service, nuance Bernard Paré. Mais il va falloir qu’on se trouve de nouveaux modes de financement et qu’on reconsidère notre niveau de service.»

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