Société
11:30 18 août 2014 | mise à jour le: 18 août 2014 à 11:30 temps de lecture: 3 minutes

Mobilisation citoyenne à l’Île d’Orléans contre les pipelines

ENVIRONNEMENT. À l’invitation de Greenpeace Canada, une trentaine de représentants d’organismes et de citoyens de quelques régions du Québec se sont réunis à l’île d’Orléans, pendant un week-end, pour discuter des alternatives aux projets de pipelines et d’oléoducs.

Le 6e camp annuel de formation de l’organisme voué à la protection de l’environnement, tenu à Saint-François de l’île d’Orléans, vise une mobilisation citoyenne contre les projets de pipelines de TransCanada et d’Enbridge au Québec.

«Plusieurs conditions doivent être réunies pour qu’un pipeline voit le jour. Il faut du matériel, des investisseurs, de la main-d’œuvre, l’appui des politiciens et une certaine acceptabilité sociale. Si une des variables tombe, le projet risque de s’effondrer. Nous voulons dresser l’anatomie de notre adversaire [le pipeline]», exprime Philippe Dumont, animateur de l’atelier.

«L’Île d’Orléans est un point névralgique géographiquement au milieu du Québec. On a des gens du Bas-Saint-Laurent, de Saguenay, de l’Abitibi, de

Chicoutimi et de Montréal. (…) On s’inquiète sur les effets dévastateurs potentiels que les projets de pipelines peuvent entraîner, des projets pour lesquels on est en désaccord. S’il y a un déversement entre Montréal et Québec, le fleuve va écoper et ça pourrait se rendre jusqu’à l’île d’Orléans», renchérit Frédéric Bleau, représentant de Greenpeace.

Pipeline sous sruveillance

Alyssa Symons-Bélanger, également représentante de Greenpeace, a mentionné être active dans le dossier de la ligne 9 B, dont le tracé part de Sarnia pour aller jusqu’à Montréal.

«On prévoit inverser le flux, soit de Sarnia jusqu’à Montréal. Le pipeline est en réparation, ensuite on procède à l’inversement du flux de pétrole. Le bitume est plus corrosif que le pétrole liquide, il y a des risques de déversements accrus. En plus, le pipeline a 40 ans et il y a déjà eu des déversements dans la nappe phréatique, dont le plus connu est à Terrebonne. Tout ça n’est pas rassurant», mentionne-t-elle, faisant remarquer au passage que les citoyens ressentent un faible appui dans le dossier.

«Pendant le camp, on s’échange de l’information tout en faisant du réseautage», ajoute-t-elle.

«On va peut-être ressortir de ce week-end de formation avec un millier de plans, mais ce sera aux gens de décider de quelle manière ils veulent les appliquer. Le plus important, c’est l’éducation», résume M. Bleau.

Groupe Québec Hebdo.

Organismes représentés

– COVO (Coalition vigilance oléoduc)

– La marche des peuples

– CoulePasChezNous

– Stop Oléoduc

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