Société
20:00 18 juin 2014 | mise à jour le: 18 juin 2014 à 20:00 temps de lecture: 3 minutes

La Maison des jeunes de l’Île d’Orléans fête 20 années très actives

JEUNESSE – Depuis ses débuts dans un garage en terre battue, la Maison des jeunes (MDJ) de l’Île d’Orléans en a fait du chemin. Avec deux points de service fréquentés par des dizaines de jeunes, l’organisme, qui fête ses 20 ans, est aujourd’hui bien implanté dans la communauté.

«Je pense que la MDJ a acquis ses lettres de noblesse. Il y a de la stabilité et une reconnaissance du milieu. C’est un organisme bien implanté à l’île», estime Sylvain Delisle, président du conseil d’administration de la MDJ. Il a d’ailleurs fréquenté l’établissement à ses tout débuts et a toujours été impliqué par la suite. Un hommage lui a d’ailleurs été rendu lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme la semaine dernière.

Parmi les bons coups de la MDJ, la coordonnatrice Caroline Gosselin mentionne l’animation dans les écoles primaires. À ses débuts, l’organisme de l’île se rendait même sur la Côte-de-Beaupré avant de passer le flambeau aux maisons des jeunes du coin, devenues assez stables. Elle souligne également les ateliers intergénérationnels, pendant lesquels les jeunes donnaient des formations aux aînés pour leur apprendre à utiliser un ordinateur. Le travail de milieu débuté en 2005 a également permis de rejoindre les jeunes à leurs lieux de rassemblement.

Besoin

M. Delisle indique que les besoins de l’époque se font encore ressentir, ce qui justifie d’autant plus le rôle des MDJ. «Il n’y a pas beaucoup d’organismes qui s’occupent des jeunes à l’île. La MDJ fait de la prévention directe avec eux, je pense que ça répond à un besoin. Aussi, les loisirs ne sont pas aussi développés ici qu’en ville, alors ça comble un besoin également à ce niveau», affirme-t-il, en ajoutant qu’en étant près de l’organisme, il peut constater l’impact qu’il a sur la vie des usagers.

Mme Gosselin souligne que les jeunes de l’île peuvent eux aussi vivre différentes problématiques. «Parfois, les jeunes ont envie de parler à d’autres personnes que ses proches», indique-t-elle.

Bien que la MDJ soit bien établie, elle doit tout de même relever plusieurs défis. La coordonnatrice explique que le manque de financement en fait partie. «On perd beaucoup de temps à chercher du financement, du temps pendant lequel nous ne sommes pas là pour les jeunes. Nous avons aussi de beaux projets pour les parents afin de leur donner des outils, mais nous ne pouvons pas développer les projets en profondeur», dit-elle.

Le roulement de personnel, causé par la longue distance à parcourir pour se rendre aux MDJ, surtout celle de Saint-Jean, et la question du transport font également partie des défis. «Ça reste une certaine problématique. Nous avons deux points de service, mais ça ne veut pas dire que parce qu’il y en a un à Saint-Jean que c’est facile de s’y rendre pour les jeunes de Saint-François», fait valoir M. Delisle.

Futur

Pour les 20 prochaines années, M. Delisle et Mme Gosselin souhaite davantage d’heures d’ouverture, les points de service devant pour le moment être ouverts un seul à la fois. La coordonnatrice espère pouvoir donner plus de support aux parents et souhaite que le financement soit éventuellement à la hausse.

Quelques dates

1995

Déménagement à Saint-Jean

1996

Ouverture du point de service à Saint-Pierre

2005

Début du travail de milieu

 

L’Autre Voix, membre du Groupe Québec Hebdo

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