Société
19:34 28 juillet 2013 | mise à jour le: 28 juillet 2013 à 19:34 temps de lecture: 3 minutes

Les Filles du Roy nommées à l’Île d’Orléans

Une cérémonie spéciale a eu lieu en l’honneur des Filles du Roy, samedi après-midi, à Sainte-Famille de l’Île d’Orléans. Une cinquantaine de personnes ont assisté au dévoilement de nouvelles plaques commémoratives au parc des Ancêtres.

Les noms de près de 300 Filles du Roy arrivées au début de la colonie à Québec, en 1663 jusqu’en 1750, sont désormais inscrits au pied du mémorial des familles souches du ferronnier d’art Guy Bel. À Sainte-Famille, une vingtaine de Filles du Roy sont venues s’y installer.

Que ce soit les Allaire, Bareau, Blanquet, Émond, Gaulin, Gauthier, Girard, Gobelin, Meneux, Rabouin, Royer ou Tourneroche d’aujourd’hui, 10 descendantes de Filles du Roy sont venues raconter l’histoire de leurs ancêtres.

L’une d’elle a personnifié Marguerite Moitié, qui a marié Joseph-Élie Gauthier à Château-Richer. «À cette époque, la côte de Beaupré était très développée. J’ai eu 12 enfants, mais j’en ai perdu cinq. C’était très dur à l’époque de faire vivre un enfant jusqu’à l’âge adulte. Il n’y avait pas de médecin, mais les voisines et sages-femmes nous aidaient. Heureusement qu’on a eu aussi le soutien des femmes autochtones. Je suis venue en Nouvelle-France parce que j’espérais un monde meilleur», a-t-elle exprimé.

«Mères de la nation»

La présidente de la Société d’histoire des Filles du Roy, Irène Belleau, s’est dite révoltée que les noms des Filles du Roy ne soient pas nommés dans le livre d’histoire. «Si leurs noms ne sont pas nommés, ce serait à cause d’un baron qui qualifiait les Filles du Roy de petite et moyenne vertu», a-t-elle déploré.

«C’est leur réputation de femmes de mauvaise vie qui fait qu’on ne les connaît pas à leur juste valeur. L’écrivaine Anne Hébert les a qualifiées de mères de notre nation. Elles avaient le rôle de venir ici et de fonder des familles. (…) On se donne 10 ans pour faire connaître les femmes qui sont à notre origine», a poursuivi Mme Belleau.

Ténacité requise

Présent à la cérémonie, le préfet de la MRC de l’Île d’Orléans, Jean-Pierre Turcotte a souligné l’importance d’être tenace pour réaliser des choses, même en politique. «On a enfin ajouté les noms des Filles du Roy au mémorial de différentes familles à Sainte-Famille, la plus vieille paroisse de l’île», a-t-il dit.

De son côté, Alex Blouin, président de la Fondation François-Lamy – dont la mission est de préserver et mettre en valeur le patrimoine architectural, culturel et naturel de Sainte-Famille et l’Île d’Orléans – en a profité pour remercier le CLD de la Côte-de-Beaupré, la MRC de l’Île d’Orléans et le ministère de la Culture.

Groupe Québec Hebdo.

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