Politique
11:30 9 septembre 2021 | mise à jour le: 10 septembre 2021 à 11:20 Temps de lecture: 10 minutes

Élections fédérales 2021 – Beauport—Côte-de-Beaupré—Île d’Orléans—Charlevoix

Élections fédérales 2021 – Beauport—Côte-de-Beaupré—Île d’Orléans—Charlevoix
Photo: Photo Métro Média Josie Desmarais

Cette semaine, L’Autre Voix et Métro Beauport vous présentent les candidats dans la circonscription de Beauport—Côte-de-Beaupré—Île d’Orléans—Charlevoix à l’aide de trois questions ciblant des enjeux majeurs.

Alexandra Bernier a œuvré sur la scène fédérale, à titre de responsable de l’organisation des visites ici et à l’internationale pour le premier ministre du Canada, en plus d’avoir participé à toutes les campagnes électorales de la circonscription où son père, Raymond Bernier, a été député.

Alexandra Bernier, Parti libéral

Sur quels principaux aspects locaux doit s’appuyer la relance postpandémie?

J’ai eu l’occasion de travailler étroitement avec les acteurs locaux pendant le G7 de 2018. Nous avons de grandes richesses dans la circonscription, tant d’un point de vue touristique, culturel, économique qu’au niveau agroalimentaire. Mais plusieurs enjeux ont été laissés en suspens depuis trop longtemps, particulièrement depuis la pandémie. Entre autres, nous devons agir concrètement sur les enjeux de main-d’œuvre et d’accessibilité au logement. De plus, les femmes doivent avoir accès à plus de place en garderie si elles désirent retourner travailler. En tant que députée, je serai bien placée pour porter ces enjeux au sein d’un gouvernement libéral et appuyer la relance économique de notre région.

Quelles sont vos priorités en matière de transport régional?

En février 2021, le premier ministre Trudeau a annoncé près de 15G$ de financement disponible pour les nouveaux projets d’infrastructure de transport en commun au cours des huit prochaines années. Notre région pourrait grandement bénéficier de cet argent. Pour ma part, j’ai l’intention de travailler avec les élus locaux pour bien définir les enjeux reliés au transport régional. Et peu importe l’approche qui sera préconisée, en tant que députée, je vais encourager des investissements pour le développement d’un transport en commun propre et abordable dans toutes les collectivités.

Et l’environnement, comment on s’en occupe dans l’immédiat?

En tant que mère d’un jeune enfant, je suis particulièrement engagée sur ce dossier. L’environnement, c’est la priorité du gouvernement du Parti libéral, et ce, depuis notre élection en 2015. Pendant que les politiciens conservateurs s’insurgent, nous avons mis un prix sur la pollution tout en mettant plus d’argent dans les poches des familles canadiennes. Nous avons déjà confirmé davantage d’investissements pour assurer la protection de notre environnement pour les générations à venir. De manière concrète, nous voulons aussi réduire la pollution en implantant un réseau électrique à zéro émission et en faisant en sorte qu’il soit plus facile et abordable de posséder un véhicule à zéro émission.

Militante environnementaliste et auteure-compositrice-interprète, Caroline Desbiens a été nommée patriote de l’année en 2013 par la Société nationale des Québécoises et des Québécois de la Capitale-Nationale.

 

Caroline Desbiens, Bloc québécois

Sur quels principaux aspects locaux doit s’appuyer la relance postpandémie?

«Il est primordial d’aider les entreprises à recruter du personnel. Les emplois, ils existent! C’est la main-d’œuvre qui leur manque. Il faudra encourager les personnes retraitées à demeurer sur le marché du travail sans être pénalisées en proposant des incitatifs fiscaux comme des crédits d’impôt. Il faut aussi faciliter les démarches d’immigration et l’intégration des nouveaux arrivants. Il est nécessaire que les entreprises puissent faire venir plus facilement des travailleurs étrangers temporaires, mais aussi des candidats francophones qui souhaitent s’installer ici. C’est particulièrement le cas dans les domaines touristique et culturel.»

Quelles sont vos priorités en matière de transport régional?

«Il faut faire en sorte que le fédéral arrête de s’ingérer dans les champs de compétences du Québec et qu’il verse les sommes nécessaires et sans condition dans les projets de transport en commun. Le manque de mobilité des travailleurs freine le développement économique régional alors que le développement du transport collectif dans les secteurs de Beauport, de la Côte-de-Beaupré et sur l’île d’Orléans est une nécessité. Sans oublier que la Côte-de-Beaupré se développe à une vitesse phénoménale. Il faut absolument permettre à des réseaux comme PLU Mobile de se développer pour offrir un choix adéquat aux citoyens.»

Et l’environnement, comment on s’en occupe dans l’immédiat?

«Il faut réduire les subventions de 11G$ par année à l’industrie pétrolière et faciliter la transition énergétique. Le Canada verse 280$ de taxes par Canadien par année aux pétrolières. Le plus haut total au monde comparativement à 5$ aux États-Unis et 80$ au Japon, au 2e rang. L’avenir passe par le financement des PME innovantes du Québec et non par les multinationales de l’automobile. Les libéraux ont promis de replanter 2 milliards d’arbres pour verdir leur bilan. Aucun ne l’a été. C’est une mesure simple, rapide et efficace. Plusieurs municipalités d’ici ont des projets et sont prêtes à aller de l’avant.»

Frédéric du Verle est conseiller en aménagement du territoire. À 34 ans, il est sur le point de devenir papa et inquiet pour le futur des Québécois, il a décidé de se lancer en politique. C’est, selon lui, un choix logique et cohérent par rapport à l’expertise qu’il a développée.

Frédéric du Verle, Nouveau parti démocratique

Sur quels principaux aspects locaux doit s’appuyer la relance postpandémie?

Malheureusement, la pandémie continue! Contrairement aux autres partis, on veut maintenir la PCRE pour rendre les travailleurs plus résilients notamment dans le tourisme, l’agriculture et les arts. En nous adaptant pour bonifier nos outils et formations, nous retiendrons talents et main-d’œuvre dans une relance verte inclusive. Le NPD assurera le coût et l’accès à internet haute vitesse aussi indispensable pour la compétitivité entrepreneuriale qu’est un soutien au plan de la CCIQ. Avec l’internationalisation des ressources, on trouve plus de bleuets de Californie que du Québec à l’épicerie. Protégeons l’agriculture! Responsabilisons les gros distributeurs imposants contraintes et prix «fixés».

Quelles sont vos priorités en matière de transport régional?

C’est mon expertise! Il faut une vision environnementale s’arrimant et supportant, sans interférence, les régions. Le NPD priorise la réalisation urgente du lien ferroviaire. Les régions pourront réorganiser leur réseau plus efficacement, moins cher pour les usagers et répondants aux perturbations et aux pertes d’accessibilité des lignes. Contre le gouffre financier du 3e lien, que les autres partis défendent, qui créera plus de problèmes, priorisons l’amélioration des ponts avec des corridors structurants de transport en commun. On doit améliorer le transport des marchandises, notamment avec le port de Québec, mais en respectant les standards environnementaux fédéraux et provinciaux.

Et l’environnement, comment on s’en occupe dans l’immédiat?

Seul le NPD va vraiment lutter contre la crise climatique. On doit établir des standards plus stricts pour les véhicules qui produisent 25% des GES. La pollution de l’air coûte 120G$ par an. Avec le 3e lien, les autres partis empireront les choses. Le NPD va aider en électrifiant tous les transports en commun. On va arrêter les chèques en blanc pour responsabiliser les pollueurs qui font leurs profits puis «disparaissent» en laissant la facture, d’environ 3,9G$ aujourd’hui. Il faut aussi supporter la transition écologique (par exemple RESOLU, Clermont) pour les encourager et favoriser des emplois «verts».

Véronique Laprise est retraitée des Forces armées canadiennes et possède une dizaine d’années d’expérience au sein de la sécurité et de la défense du Canada. Elle a également été officière des finances et conseillère-analyste en sécurité, en plus d’avoir travaillé au Bureau du Conseil privé du Canada et pour la Gendarmerie royale du Canada.

Véronique Laprise, Parti conservateur

Sur quels principaux aspects locaux doit s’appuyer la relance postpandémie?

Se remettre de la pandémie, localement, passera par la récupération et la création d’emplois. Le taux de chômage était déjà élevé avant dans notre région et la PCU/PCRE sans fin met une pression supplémentaire sur nos entreprises québécoises. Les conservateurs ont un plan qui mise sur les travailleurs, les entrepreneurs et les familles. Les conservateurs vont prendre des mesures immédiates pour aider les secteurs les plus durement touchés. Les petites et moyennes entreprises pourront bénéficier de prêts pour la relance et de crédits d’impôts à l’investissement. Il y aura aussi des programmes pour faciliter le démarrage d’entreprise et encourager l’innovation.

 Quelles sont vos priorités en matière de transport régional?

Les conservateurs sont les seuls à promouvoir le 3e lien; un investissement majeur dans le développement économique de la région de Québec. Notre chef Erin O’Toole s’est engagé à financer sa construction à hauteur de 40%. Nous encouragerons aussi le développement du transport en commun en appuyant le projet de train à grande fréquence Québec-Toronto en investissant jusqu’à 12G$ sur 10 ans. Nous procéderons à la construction du volet Montréal-Québec dans notre premier mandat. De plus, nous améliorerons les installations de l’aéroport de Québec et offrirons une aide financière pour que les petits aéroports régionaux restent ouverts.

Et l’environnement, comment on s’en occupe dans l’immédiat?

Nous allons lutter contre les changements climatiques et protéger l’environnement, mais nous n’allons pas le faire au détriment des travailleurs canadiens. Produire et consommer au Canada est au cœur de la vision conservatrice. Il faut permettre aux Canadiens et aux entreprises de faire les bons choix, et non les contraindre. C’est possible par la mise en œuvre d’un compte d’épargne personnel pour la réduction du carbone, d’un programme de véhicule zéro émission, la réduction des émissions industrielles et un tarif frontalier sur le carbone. Plus personnellement, à titre de député, je vais encourager les innovations éco-technologiques dans notre région.

 

 

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Commentaires 1

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  • Denys T.

    Bonjour, Il est dommage que votre article ne porte que sur 4 candidats sur 8 et en plus ça regroupe encore les 4 même vieux partis politiques !! Tous les candidats devraient avoir la possibilité de se faire connaitre surtout par un média local !!