Economie
20:30 8 février 2016 | mise à jour le: 8 février 2016 à 20:30 temps de lecture: 3 minutes

Le repli favorise le recentrage sur la qualité

CONSTRUCTION. Anticipé comme une réalité pour les prochaines années, le ralentissement du marché résidentiel ne crée pas de panique sur les chantiers. De l’avis du président de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) région de Québec, Carl Brochu, la situation peut même avoir des effets positifs sur l’industrie.

Interrogé sur l’état d’esprit qui prévaut alors que les données confirment un repli des mises en chantier, il répond que les entrepreneurs avaient vu venir le coup. «Ça fait quelques années qu’on observe la tendance, notamment pour la surproduction de copropriétés. Il n’y a donc pas de surprise. Reste que les bons projets qui répondent aux attentes des acheteurs auront toujours leur place», affirme M. Brochu.

Plus que jamais en période de resserrement, le site fait foi du succès d’un projet. Selon le président de l’APCHQ – Québec, les défis à relever comportent des avantages pour l’industrie et la trame urbaine.

D’une part, cela favorise une certaine émulation. «Les entreprises ont davantage de temps pour développer leur expertise, redéfinir leurs priorités et améliorer leurs méthodes de travail. Généralement, note-t-il, quand tu traverses une période difficile, ton équipe en ressort plus forte et déterminée.»

D’autre part, il y a toute l’approche de l’intervention sur le milieu qui évolue. «Ça devient une belle occasion de rénover les maisons existantes, revitaliser les quartiers centraux et densifier les banlieues de la première couronne. Inévitablement, l’étalement urbain s’en trouve freiné», avance Carl Brochu en marge du dévoilement des attractions d’Expo habitat. Le rendez-vous prévu du 17 au 21 février affiche complet.

Baisse confirmée

Les données compilées en janvier 2016 par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) confirment la tendance à la baisse des mises en chantier résidentielles dans la région de Québec. On y dénombre 77 nouvelles habitations contre 85 l’an passé. Signe des temps, aucun condo n’a été enregistré, alors que les logements locatifs ont reculé. Seul aspect positif, les maisons unifamiliales ont grimpé modestement.

«La baisse de la tendance des mises en chantier dans la région de Québec s’explique par la faible activité observée en janvier. Cela se confirme principalement en raison des surplus accumulés du côté des logements multiples. On s’attend d’ailleurs à ce qu’en 2016, la construction résidentielle soit freinée par la hausse du taux d’inoccupation des logements locatifs et les stocks relativement élevés de copropriétés invendues», précise Élisabeth Koulouris, chef analyste à la SCHL pour la région de Québec.

Québec Hebdo

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