Economie
19:59 31 octobre 2011 | mise à jour le: 31 octobre 2011 à 19:59 Temps de lecture: 2 minutes

Une question d’amour et de tendresse

Pascale Duclos avait envie d’un projet familial qui lui permettrait d’arrimer ses deux passions : celle pour la cuisine et celle pour les animaux. Pour y arriver, la mère de deux enfants a choisi de démarrer un élevage de lapins à chair dans la municipalité de Saint-Tite-des-Caps. Connue en tant que cuisinière du restaurant le Radio-Café, un poste qu’elle a occupé entre 2004 et jusqu’à tout récemment, Mme Duclos souhaite faire découvrir à ses clients toute la saveur du lapin élevé avec tendresse.

Dès le départ, l’entrepreneure a choisi d’opter pour la qualité plutôt que pour la quantité. Avec son modeste élevage de 70 lapins vivants en quasi-liberté, elle offre ses produits exclusivement aux particuliers. «Je voulais qu’ils aient de la place. Chez les gros éleveurs, on voit régulièrement des lapins entassés les uns sur les autres, je ne voulais surtout pas ça », explique la propriétaire de la Lapinière de Charlevoix.

Entreprise familiale

Aidée de son conjoint, Mme Duclos peut aussi compter sur la participation très active de ses deux enfants, Florence et Émile, âgés respectivement de 3 et 5 ans. Au moment de notre visite, ces derniers s’amusaient d’ailleurs avec la dernière portée. Nourris aux légumes, à la moulée et au foin, les lapins des Duclos sont élevés sans médicaments mais avec beaucoup d’amour. «J’espère obtenir une viande plus tendre grâce a une nourriture abondante et variée» révèle l’entrepreneure.

Les lapins à chair sont engraissés durant trois mois avant d’être envoyés dans un abattoir de l’Île d’Orléans. La période de gestation de l’animal est de 28 jours et chaque portée amène généralement 6 à 8 lapereaux. «Nous ne gavons pas nos animaux, nous voulons qu’ils soient élevés le plus naturellement possible, nous leur donnons tout ce dont ils ont besoin», confie Mme Duclos.

Les premiers résultats de sa production sont disponibles directement à la ferme depuis le 19 octobre dernier. Elle aimerait éventuellement pouvoir développer des produits dérivés, ce qui lui permettrait de mettre en valeur son produit et de le rendre plus accessible au grand public. Ses talents culinaires sauront certainement l’aider à convaincre les sceptiques de goûter la différence.

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