Economie
18:00 15 août 2014 | mise à jour le: 15 août 2014 à 18:00 temps de lecture: 3 minutes

3 poules à l’île: de poulailler à boutique «rustique-chic»

ENTREPRISE – Il faut une certaine audace et bien de l’imagination pour faire d’un ancien poulailler une boutique rustique-chic. Après avoir eu un coup de cœur pour le bâtiment, trois amies ont relevé le défi, faisant également de l’endroit une galerie d’art et un site événementiel. Bienvenue chez les 3 poules à l’île.

Claude Dombrowski, de Neufchâtel et les sœurs Christine et Isabelle Beaulieu, respectivement de Saint-Ferréol-les-Neiges et Sainte-Foy, sont littéralement tombées sous le charme de la bâtisse, située à Saint-Laurent-de-l’Île-d’Orléans. Mme Dombrowski et Christine Beaulieu, amies depuis le secondaire, songeaient depuis un moment à ouvrir une galerie en vue de leurs retraites, qu’elles prendront dans environ cinq ans. Après avoir visité l’ancien poulailler, les trois femmes ont signé les papiers et ont ouvert leurs portes seulement quelques jours après.

Ce bâtiment patrimonial n’a pas accueilli de poules depuis quelques décennies. Mais le propriétaire précédent avait déjà commencé à y redonner vie après l’avoir acquis. Ce lieu nommé «3 poules à l’île» a ensuite été revampé par les nouvelles propriétaires et leurs proches.

Au rez-de-chaussée se trouve la boutique, dans laquelle sont vendus des bijoux et des objets de décoration conçus en partie par Mme Dombrowsky. Fourrures, vielles planches, ancienne roulette de fils d’Hydro-Québec, les trois femmes redonnent vie à plusieurs objets pour la vente ou pour utiliser comme mobilier.

Galerie

À l’étage, Christine Beaulieu, artiste-peintre, exposera ses œuvres en plus de peindre sur place. Un «lounge» rustique a également été aménagé, un endroit où seront présentées des expositions d’artistes et de photographes.

Leur participation au Salon de la mariée l’année dernière leur a fait prendre conscience que leur lieu pouvait servir d’endroit pour organiser des réceptions. «Les 25 à 35 ans semblent apprécier particulièrement l’endroit. Ils aiment l’esprit rustique-chic qu’on y trouve», estime Mme Beaulieu.

Démarches

Comme il s’agit d’un bâtiment patrimonial, les procédures sont nombreuses pour que les entrepreneures puissent effectuer des travaux sur leur propriété. Aucune d’entre elles n’ayant possédé de boutique auparavant, elles ont appris au fur et à mesure les démarches pour pouvoir ouvrir. «On pourrait facilement écrire un livre  »Ouvrir une boutique pour les nuls »», lance à la blague Mme Hamel. Autant de procédures qui n’ont pas refroidi les ardeurs des 3 poules, qui affirment avoir encore beaucoup d’idées.

L’Autre Voix, membre du Groupe Québec Hebdo

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