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22:00 15 août 2016 | mise à jour le: 15 août 2016 à 22:00 Temps de lecture: 3 minutes

Lac la Retenue: Des bénéfices pour les poissons et les hommes

EAU POTABLE. L’Association du Lac la Retenue, situé à L’Ange-Gardien sur la Côte-de-Beaupré, attend la réponse de Pêches et Océans Canada pour mettre en branle un programme de sauvegarde de la truite mouchetée qui, par ricochet, assurera la qualité de l’eau du lac.

Les citoyens de l’association veulent éviter que leur lac ne soit envahi par les algues bleu-vert.

(Photo TC Media – Archives)

Le lac la Retenue agit comme une sorte de réservoir pour les habitants de Boischatel et L’Ange-Gardien. Les municipalités puisent une partie de leur eau potable dans la rivière Ferrée qui trouve son origine dans ce lac.

Depuis quelques années, l’Organisation des bassins versants (OBV) Charlevoix-Montmorency a remarqué un ensablement du lac la Retenue en raison du déboisement le long des berges de la rivière Laval. «On a beaucoup de sable qui se ramasse dans la rivière qui va former des espèces d’îlots dans le fond du lac», explique le directeur de l’OBV Charlevoix-Montmorency, Jean Landry. Le fond du lac est passé d’une profondeur de 100cm à 60cm ces dernières années.

Pour l’instant, aucune conséquence de grande ampleur n’a été remarquée sur la qualité de l’eau. Or, à court terme, c’est la truite mouchetée qui en fait les frais, car celle-ci aime les eaux bien froides. Le programme de Pêches et Océans Canada vise d’ailleurs à protéger ce poisson d’eau douce. À moyen et long terme, l’ensablement met en péril l’eau du lac puisque la chaleur et les sédiments accentuent l’eutrophisation des cours d’eau.

«On ne peut pas appliquer au programme de protection de l’eau, parce qu’après analyse, la qualité de l’eau est bonne, assure le président de l’association du Lac la Retenue, Denis Fecteau. Il ne faut pas attendre que ça se dégrade.»

La forte concentration de sédiments vient du déboisement autour des rives du lac et des rivières qui s’y jettent. En 2008, l’association avait procédé à une vaste opération de reverdissement des rives pour un montant de 22 000$. Près de 2400 arbres et arbustes avaient alors été plantés.

Une opération d’envergure

Le nouveau projet des riverains est encore plus imposant que le précédent. Quatre étapes principales font partie du projet du Lac la Retenue. On veut d’abord créer un bassin de sédimentation où le sable transporté par la rivière Laval pourra arrêter sa course. On veut également enlever les obstacles de la rivière Laval pour que la truite mouchetée puisse y circuler à sa guise. Pour ralentir l’arrivée des sédiments due à l’érosion des berges, on compte stabiliser ces dernières avec l’utilisation d’un génie végétal. La dernière étape consiste à pomper les îlots de sédiments accumulés, environ 5000m3 sur les 7900m3 estimés.

Pour l’instant, le projet est en attente de financement. C’est que le programme auquel l’association s’est inscrite a manqué de fonds cette année pour répondre à l’ensemble de la demande. «On va peaufiner notre demande et l’envoyer à nouveau l’an prochain», assure Denis Fecteau. L’association devait trouver les fonds pour assumer la moitié des coûts du projet, évalué à 125 000$.

Québec Hebdo

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Commentaires 1

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  • CArmen Petit

    Pour ma part, je suis au réservoir Kiamika, Riviere-Rouge.
    Avec une baie de 4 milles, des berges tantôt de sable, tantôt de roches et tantôt d’un mixte des deux.
    Avant le barrage sans passe migratoire des années 50, c’était normal de pêcher doré et brochets de plus de 3 pieds.
    Puis, les poissons sont passer par la dame, sont partis et j’ai réussi à faire ensemencer le réservoir de moulac. (Hybride truite mouchetée et truite de lac) et de wananiche en 1982.
    Aujourd’hui, la moulac est pratiquement disparue et la wananiche est de plus en plus rare.
    Tellement de vagues importantes grugent les rives sablonneuses, tellement d’interdictions d’enrochement, tellement d’arbres tombent à l’eau.
    Le niveau d’eau a baissé en raison du peu de neige, des mois de sécheresse, de la dame ouverte, plus de sable se ramasse dans moins d’eau, l’eau se réchauffe.
    Il y a des gens qui veulent ensemencer de la ouananiche mais si on contrôle rien de son environnement, je trouve que c’est du gaspillage.
    Qu’en pensez-vous?

    Je n’ai pas de site web en tant que membre de l’association des propriétaires du réservoir Kiamika mais vous pouvez aller sur YouTube écouter Larmes de printemps de Grégory Charles et vous verrez le Réservoir Kiamika ou encore sur le site de la Société de développement du Réservoir Kiamika pour juger de l’immensité et de la complexité de ce réservoir où on circule principalement en ponton ou canot dans 5, 10, 25, 40 ou 150 pieds de creux.