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17:47 14 novembre 2016 | mise à jour le: 14 novembre 2016 à 17:47 Temps de lecture: 3 minutes

Le dg de Château-Richer sera dédommagé

LITIGE. Selon le Tribunal administratif du travail (TAT), le directeur général de Château-Richer, François Renaud, devra être dédommagé par la municipalité, notamment en raison de pertes de revenus, après avoir été congédié illégalement en 2014. Au total, il récupérera plus de 300 000$.

François Renaud, directeur général de Château-Richer. (Photo TC Media – Archives)

Pour le principal intéressé, il s’agit d’une excellente nouvelle. «Ça veut dire qu’ils vont payer mon salaire (qui équivaut à environ deux ans). Je récupère aussi mes REER, en plus de mes frais d’avocats (95 000$)», indique-t-il.

Dans sa décision, le TAT n’a pas accepté le calcul des journées de vacances et de congés de François Renaud. Comme il récupère son salaire, le dg indique comprendre qu’il ne pouvait obtenir ce qu’il demandait «C’est l’équivalent d’une double rémunération.»,

Si une étape a été franchie, le dossier n’est pas encore fermé. Une partie des réclamations doit encore être débattue. «Il reste un 90 000$ en dommages moraux et punitifs à régler», explique celui qui est tout de même content de cette victoire.

Après avoir réintégré ses fonctions en avril dernier, M. Renaud a dû les quitter quelques jours plus tard, pour des raisons de santé. Malgré les circonstances, le directeur général de Château-Richer tient absolument à reprendre son poste, dès que ce sera possible. «Je vais revenir dès que la santé me le permettra. J’aime mon travail et j’ai envie de continuer à travailler pour les citoyens de Château-Richer.»

La Ville se dit aussi satisfaite

À Château-Richer, on semble voir la décision du TAT d’un bon oeil. «La municipalité est satisfaite du jugement. Il existe plusieurs éléments que nous estimions déraisonnables dans la réclamation de M. Renaud et ceux-ci ont été reconnus par le juge. Par exemple, la réclamation d’une double indemnisation a été rejetée, ce qui aurait créé un enrichissement injustifié du plaignant. Maintenant, comme le mentionne le juge, le contrat de travail de M. Renaud qui est toujours valide doit être renégocié. Le jugement est clair», a affirmé le maire Frédéric Dancause, par voie de communiqué.

Selon l’administration municipale, le dossier n’a pas beaucoup avancé dans les dernières années, principalement en raison des absences du directeur général. «Il est nécessaire de rappeler que tous les moyens et les outils avaient été mis en place pour que la réintégration de M. Renaud se déroule d’une manière exemplaire, notamment par l’embauche d’un spécialiste externe en réintégration, de même qu’avec l’acceptation d’un horaire de travail de trois jours/semaine sans perte de traitement salarial et de l’ajout d’une adjointe à la direction générale. Ces accommodements avaient été mis de l’avant par la Ville à la demande de monsieur François Renaud. Malgré tout, ce dernier a quitté de nouveau ses fonctions à la suite de sa réintégration après seulement six jours de travail», ajoute M. Dancause.

Dans sa missive, la Ville affirme qu’elle se pliera à la décision du TAT. «Comme pour toutes les autres étapes dans ce dossier, la Ville collaborera entièrement avec le tribunal et respectera le jugement.»

Québec Hebdo

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