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22:01 24 septembre 2018 | mise à jour le: 24 septembre 2018 à 22:01 Temps de lecture: 3 minutes

Doit-on vendre ou acheter sur la Côte ?

ÉCONOMIE.  Si l’état du marché immobilier est particulier sur le territoire de la Côte-de-Beaupré, les courtiers s’entendent pour dire qu’il demeure tout de même favorable aux acheteurs. 

Les petites fermettes sont les produits les plus en demande, étant donné l’offre très limitée.

(Photo Métro Média – Archives)

Raynald Demers, courtier immobilier depuis 17 ans est d’avis que le marché est vivant dans la région. Or, selon lui, il est difficile de dresser un portrait global de la Côte-de-Beaupré, alors que la situation de chaque municipalité est distincte de sa voisine en raison de son offre de services pour répondre à des besoins particuliers. Il estime également que l’éloignement par rapport à la ville, où plusieurs doivent se rendre pour travailler, peut avoir un poids dans la balance.

«Les gens cherchent surtout des loisirs et des commodités. S’ils ont tout ce qu’il leur faut à proximité, ça ne leur dérangera pas d’habiter loin de leur lieu de travail», affirme-t-il.

 

Toujours selon le courtier autonome, la demande est restreinte, puisque l’évaluation municipale a monté en flèche et se retrouve désormais gonflée par rapport au marché, qui n’a pas du tout suivi le même rythme de croissance. Ainsi, les acheteurs, qui se basent souvent sur ce chiffre pour faire une promesse d’achat, peuvent être rebutés. C’est alors aux vendeurs d’ajuster leurs prix en fonction de cette donnée qui n’est mise à jour qu’aux trois ans.  

Un vent de renouveau

M. Demers déplore en outre le manque de renouvellement de la clientèle de jeunes familles à venir élire domicile sur la Côte-de-Beaupré. Brigitte Ricard, courtière immobilière chez Remax abonde dans la même veine.

Aux dires de cette dernière, le parc immobilier compte deux types de propriétés bien différentes : les récemment construites et les désuètes, qui ont eu un même propriétaire pendant plus de 50 ans et qui n’ont pas été rénovées depuis. Résultat, les maisons sont affichées à un prix trop haut et ne trouvent pas preneur, surtout chez les jeunes familles. Pour preuve, les délais moyens de vente sur le territoire sont de 180 jours, alors qu’à Québec par exemple, ils avoisinent 90 jours.

«Si les gens savaient tout ce que la Côte-de-Beaupré a à leur offrir, je pense qu’on tomberait dans un marché favorable aux vendeurs. Quel bel endroit pour élever des enfants, dans la tranquillité et la paix d’esprit. Nous, les courtiers, on vend la Côte en plus de vendre des maisons», révèle celle qui remarque que rares sont les acheteurs qui proviennent d’un milieu urbain, la plupart étant déjà préalablement résidents de la Côte-de-Beaupré.

La mode des minimaisons, concept qui a gagné en popularité sur la Côte-de-Beaupré, est un autre facteur qui est venu brouiller les cartes du marché immobilier. Rappelons que la municipalité de Saint-Ferréol-les-Neiges avait été l’une des premières à modifier ses règlements pour entamer un projet de développement d’une vingtaine de résidences minimalistes.

Délais moyens de vente sur la Côte-de-Beaupré

  • 150 jours pour une maison unifamiliale
  • 194 jours pour les propriétés à revenus
  • 250 jours pour les condos
  • 360 jours pour les terres 

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