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15:00 17 décembre 2012 | mise à jour le: 17 décembre 2012 à 15:00 temps de lecture: 3 minutes

Terminé le Blou Drag à Saint-Tite-des-Caps

Les activités du Blou Drag à la Bergerie des Caps ont pris fin dernièrement. La municipalité a refusé d’appuyer l’organisation pour une demande auprès de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) afin d’avoir l’autorisation d’utiliser les terrains pour un usage autre que l’agriculture.

Le Blou Drag oeuvre dans le domaine de la course avec des véhicules de tout genre. Sur le site, on retrouve deux pistes d’accélération ainsi qu’un enclos de démolition. Des courses de «bazous », d’accélération, avec par exemple des motoneiges et des véhicules tout-terrain, de démolition et des «shows de boucane» y sont organisés.

Une des responsables du Blou Drag, Audray Racine, explique qu’un inspecteur de la CPTAQ s’est présenté sur le site, qui se retrouve en partie sur une zone verte. Comme une des missions de la CPTAQ est de protéger les sols agricoles situés dans les zones vertes, l’inspecteur a sommé l’organisation du Blou Drag de faire une demande d’autorisation pour permettre que ce terrain soit utilisé pour autre chose que l’agriculture.

Une telle demande doit être appuyée par la municipalité, ce que le conseil municipal de Saint-Tite-des-Caps a refusé de faire. Le Blou Drag a donc été forcé de cesser ses activités. Le maire Pierre Dion préfère ne pas faire de commentaire sur ce dossier pour l’instant.

Incompréhension

Audray Racine respecte la décision de la municipalité, mais elle dénonce le fait qu’elle n’a pas pu s’expliquer sur ce dossier au conseil municipal. «Nous n’avons jamais été à l’ordre du jour lors des séances du conseil. Pourtant, nous avions déposé un document écrit. C’est dur à comprendre», explique Mme Racine.

«Pas moyen de savoir ce qui se passe dans notre dossier. C’est toujours nous qui devons poser les questions», ajoute-t-elle. Pourtant, Mme Racine affirme qu’ils ont toujours été prêts à discuter avec la municipalité.

Raisons

Mme Racine n’est pas en mesure de deviner les raisons de ce refus, mais elle croit que la proximité du site avec la zone urbaine peut expliquer en partie cette fermeture. «Pourtant, il y a 12 lots qui nous séparent de la zone urbaine», indique-t-elle.

Pour l’instant, la responsable ignore si elle reprendra ses activités sur un autre site dans une autre municipalité. «Commencer ailleurs, ce n’est pas évident. Ça prend de bons investissements. Nous avons investi plusieurs milliers de dollars ici», souligne Audray Racine.

L’Autre Voix, membre du Groupe Québec Hebdo

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