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14:30 7 juin 2013 | mise à jour le: 7 juin 2013 à 14:30 temps de lecture: 2 minutes

Entraide intermunicipale en cas d’incendie sur la Côte-de-Beaupré

Afin de répondre aux exigences du Schéma de couverture de risques incendie, une entente a été conclue entre les municipalités de la Côte-de-Beaupré pour que plusieurs casernes répondent en même temps à une alerte de feu, permettant d’avoir une force de frappe plus importante en moins de temps.

Christian Paré, coordonnateur en sécurité incendie à la MRC de la Côte-de-Beaupré, explique que cette entente permettra de remédier en grande partie au problème du manque de pompiers de jour sur le territoire. Étant donné que plusieurs d’entre eux travaillent à l’extérieur, il est parfois compliqué d’avoir des effectifs suffisants dans un délai répondant au Schéma de couverture de risques incendie. Il exige, dans un périmètre urbain, la présence de huit pompiers en l’espace de 15 minutes pour un feu dans un bâtiment résidentiel et de 12 pompiers en 15 minutes pour un brasier dans un bâtiment plus imposant, comme une bâtisse commerciale. Dans les périmètres non urbains, il y a davantage de latitude au niveau des délais d’intervention, selon l’emplacement de l’incendie.

 

Grâce à cette entente, les pompiers des municipalités limitrophes à celle où se déroule l’incendie seront automatiquement appelés sur les lieux. Par exemple, si un feu éclate dans la partie est de Beaupré, le service d’incendie de Sainte-Anne-de-Beaupré se rendra aussi sur les lieux. Auparavant, les pompiers des municipalités devaient se rendre sur place pour ensuite appeler en renfort ceux de la municipalité avec laquelle ils avaient une entente mutuelle dans une telle situation. Cette méthode entraînait des délais plus longs pour avoir le nombre de pompiers suffisant. «On pourra ainsi atteindre la force de frappe adéquate plus rapidement», ajoute M. Paré.

Ressources rares

Le recrutement de pompiers sur la Côte-de-Beaupré est difficile, selon M. Paré. Le niveau de formation et les exigences demandées sont très élevés pour ces combattants du feu, qui font ce travail à temps partiel sur le territoire. «C’est du temps partiel alors les candidats ne cognent pas aux portes. […]On fait toujours du recrutement, mais il y a beaucoup de roulement», constate-t-il.

L’Autre Voix, membre du Groupe Québec Hebdo

Les maires des municipalités et les directeurs des casernes de pompiers de la Côte-de-Beaupré ont officiellement signé l’entente mercredi soir.

(Photo Jean-Manuel Téotonio)

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