L'Autre Voix
13:07 8 janvier 2022 | mise à jour le: 22 décembre 2021 à 15:04 Temps de lecture: 9 minutes

Rétrospective 2021 dernier trimestre

Rétrospective 2021 dernier trimestre
Photo: IStock Photos

Octobre

Culture de champignons locale

Marie-Frédérique et Marc-Antoine Fortin-Robitaille sont frère et sœur. Ayant eu le bonheur de grandir sur la Côte Sainte-Anne, sur la terre de leurs parents à Sainte-Anne-de-Beaupré, ils ont eu l’idée d’y cultiver une parcelle afin d’y démarrer leur petite entreprise: la Ferme des Sept Crans. C’est sur cette terre de leur enfance qu’ils ont débuté un projet de culture de champignons sauvages dans la forêt. Pour l’instant leurs pleurotes et leurs shiitakes sont venus localement, surtout au marché de Saint-Ferréol à l’épicerie Gramme Vrac et Local et au kiosque de la ferme Simard. Leur objectif est de fournir ces points de vente de façon plus régulière et d’évoluer chaque année afin qu’éventuellement Marie-Frédérique puisse en vivre à plein temps.

«Nos champignons sauvages sont consommés par des épicuriens qui apprécient leur goût plus prononcé qui est loin des champignons de Paris vendus en épicerie.»

Projet immobilier avec vue sur le golf

26 unités de style maison de ville seront construites au pied du mont Sainte-Anne. Cet emplacement de choix confèrera aux résidents de ce projet qui sera livré en 2022 une vue exceptionnelle sur la montagne et le golf. Le 10 Neuvième est le tout dernier des projets du Groupe Boivin au Mont-Sainte-Anne. Le nom a été choisi en fonction de sa localisation, à quelques pas du dix-huitième trou du golf le Grand Vallon. L’architecture du projet est conçue en fonction d’exploiter au maximum la vue sur la montagne et de se marier au style déjà présent aux alentours de la montagne soit un mixte de champêtre et de contemporain.

Fin septembre, le projet était au tout début de sa construction.

Le pont devrait être prêt pour 2027

C’est du moins ce qu’on a promis en octobre 2021 alors qu’avait lieu la séance d’information publique du BAPE sur le projet de nouveau pont à l’ile d’Orléans. On y a par ailleurs appris quelques détails concernant le projet tels: le nouveau pont, avec ses 12 mètres de largeur, sera assez large pour permettre de garder en tout temps une voie pour les véhicules d’urgence, même en cas de travaux; le gabarit de la côte du pont sera également plus large que celui actuel, soit environ huit mètres avec un accotement plus généreux pour le passage des cyclistes; et le fait que la géométrie du futur pont fait en sorte qu’il n’y aura aucun élément structural qui passera au-dessus de la chaussée et des voies cyclables. Les haubans et les pylônes seront plus loin donc il sera plus facile de maintenir la circulation même lors de tempêtes hivernales. Par ailleurs, la neige sera ramassée par camion au lieu de tomber dans le fleuve comme présentement. Le nouveau pont sera construit avec des matériaux plus durables que le vieux pont avec un revêtement de béton haute performance plus résistant aux sels déglaçants et aux intempéries pour un objectif de de durée de vie de 100 ans.

Novembre

Rencontre avec une auteure de chez nous

Érika Soucy, qui réside à L’Ange-Gardien, voit sa pièce Scénarios pour sortie de crise présentée en novembre au théâtre de La Bordée. Ce scénario, qui parle du mépris pour les riches, est basé sur sa propre vie. Cette autofiction raconte son histoire récente et celle de son frère et de sa mère. Érika confie avoir écrit cette pièce à cause de sa haine d’elle-même de faire beaucoup d’argent alors qu’elle a toujours méprisé les riches. «C’est un gros tabou écrire là-dessus, et mettre à l’avant plan des gens que j’aime. C’est une mise à nu pour moi comme pour eux. J’espère qu’avec ce projet-là on va moins juger ceux qui ne réussissent jamais à se sortir de la pauvreté. Que le mépris va s’atténuer parce que s’il y avait une recette du succès, tout le monde l’appliquerait! Au jeu du capitalisme, on n’est pas juste des pions. C’est difficile de parler de ce projet la pièce n’offre pas de réponse, ça expose plutôt des parcours différents. Après ce qui compte, c’est d’être bien avec soi.»

La pièce est en sorte une réflexion sur les stigmates de la pauvreté et sur combien il est difficile de changer de classe sociale dans la vie quand nos paradigmes nous habitent encore.

Rencontre avec Francis Leclerc, le fils de Félix

Francis Leclerc est né à l’ile d’Orléans, et y a passé ses jeunes années. Une campagne qui lui a donné le goût de la terre. Aujourd’hui réalisateur reconnu, il s’est installé dans les Cantons-de-l’Est avec sa petite famille et compte y cultiver des vignes. Dans cette entrevue intime il nous parle de ses souvenirs de l’ile et de Québec et de ses aspirations en ces temps de pandémie. «La ville de Québec, c’est plein de souvenirs pour moi. J’ai tourné beaucoup dans le Vieux. Des films d’époque, pas d’argent surtout. Maintenant je fais encore des films d’époque, mais avec du budget.»

L’arracheuse de temps, son plus récent film en tant que réalisateur, est un conte de Fred Pellerin adapté pour l’écran.

Une skieuse de Boischatel future olympienne?

Naomy Boudreau-Guertin, une skieuse de sauts acrobatiques de Boischatel, a été nommée en novembre dernier finaliste dans le cadre de la recherche annuelle libre de ski de fond du Comité olympique canadien de nouveaux talents olympiques. La jeune femme a ainsi été sélectionnée comme l’une des 100 meilleures athlètes de cette année réputées avoir un potentiel olympique. «Je me sens choyée d’avoir pu me classer parmi les meilleurs athlètes du pays! C’est un honneur pour moi de pouvoir participer aux finales du camp des recrues RBC. C’est une chance incroyable qui va peut-être m’aider à accomplir mon rêve olympique», confie alors Naomy.

La skieuse a une belle carrière devant elle.

Décembre

De Kiev à Saint-Jean

Métro L’Autre Voix présente l’histoire particulière de Valentyna Minenko et Volodymyr Levchenko un couple de Kiev, en Ukraine. Depuis 2011, ils se sont installés à Saint-Jean, où ils ont créé leur entreprise Les Ruchers de l’ile d’Orléans. Une aventure familiale qu’ils ne regrettent pas. Avec le soutien au travail autonome, il leur a été facile à deux de vivre immédiatement de leur entreprise. «On s’est fait un réseau de contacts rapidement sur l’ile. Grâce à nos enfants à l’école, les parents de leurs amis sont devenus des clients.» Les apiculteurs ont environ 500 ruches réparties sur différentes terres agricoles de l’ile d’Orléans.

Selon eux, le Canada a l’un des meilleurs programmes d’immigration au monde, avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Lancement de Avenir Mont-Sainte-Anne

Début décembre c’est le lancement officiel d’un nouveau regroupement, Avenir Mont-Sainte-Anne, une voix de plus qui se lève pour défendre les intérêts de toute la région de la Capitale-Nationale en matière de développement économique entourant l’exploitation sur quatre saisons du Mont-Sainte-Anne. Les co-porte-parole en sont Alex Harvey et Mario Bédard, avec lequel on réalise alors une entrevue exclusive. M. Bédard ne cache pas partager le souhait des AdMSA de faire du MSA une attraction de niveau international, complémentaire au Massif, afin de garder les touristes à Québec. «Avec deux montagnes on les garde dans nos hôtels plus longtemps. Selon les études des AdMSA, cela représente des retombées économiques annuelles de 15M$ et 485M$ pendant le montage du projet.»

«Nous invitons un maximum de gens à supporter cette cause qui touche toute la région. Si l’Office du tourisme pouvait aussi se joindre à notre action, ce serait fantastique», insiste Mario Bédard.

Flambée des prix des propriétés récréatives d’hiver

La proximité des montagnes de ski au Québec a fortement gagné en popularité durant la pandémie. Cet attrait ressort clairement de la récente Étude sur les propriétés récréatives d’hiver de Royal LePage. Depuis le début de l’année 2021, le prix médian d’une maison unifamiliale aux abords du mont Sainte-Anne a crû de 8,9%, pour atteindre 275 000$. En parallèle, le prix médian d’une copropriété dans le secteur a augmenté de 13,6%, pour se situer à 125 000$. Pour ceux à la recherche d’un bien immobilier près des pentes ou à distance de marche de la montagne, le prix d’entrée de gamme demeure assez similaire.

Les abords du mont Sainte-Anne figurent parmi les marchés de villégiature réputés les plus abordables de la province.

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