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09:56 17 novembre 2020 | mise à jour le: 13 novembre 2020 à 14:33 temps de lecture: 4 minutes

Une vision pour le Mont Sainte-Anne

Une vision pour le Mont Sainte-Anne
Au moment d’écrire ces lignes, plus de 2200 personnes faisaient partie du groupe Facebook Centre de plein air Mont-Sainte-Anne (projet).  https://www.facebook.com/groups/313873529728658 (Photo tirée du Facebook du regroupement)

PLEIN-AIR. Depuis maintenant un an, la communauté s’organise autour d’une vision pour faire du Mont-Sainte-Anne (MSA) un centre de plein air quatre saisons avec la création de deux groupes de pression. Le but: récupérer la partie est de ce territoire actuellement exploité par l’entreprise privée RCR et optimiser l’utilisation des installations existantes sur la montagne.

C’est l’an passé qu’un groupe de la communauté s’est formé afin de faire pression pour rehausser les activités de ski de fond et de vélo de montagne au MSA. À la du mois du septembre dernier, Yvon Charest, qui préside ce groupe, a eu la visite de gens d’affaires de la communauté qui lui ont demandé de faire un virage du coté ski alpin. Ce second groupe est d’avis que le gestionnaire actuel n’a pas fait beaucoup d’investissements dans les 20 dernières années, sans compter que la télécabine s’est brisée à deux reprises au printemps 2020, un dossier qui rend les usagers nerveux. Ensemble, ils ont mis sur pied un OBNL qui s’appelle Les Amis du Mont-Sainte-Anne et sont actuellement en train de composer un CA pour l’organisme. L’objectif: rallier sous une même entité l’avis de tous les membres de la communauté.

«Beaucoup d’usagers ont fait des commentaires assez critiques sur des pages Facebook concernant le ski alpin et le vélo de montagne. Les récriminations sont variées, mais, de façon générale, les gens constatent qu’il y a un sous-investissement dans les 25 dernières années. L’effet cumulatif de cela est majeur: l’état des chalets, l’abandon de l’un d’eux, l’état des toilettes et des remontées, etc. On essaie donc de créer l’instance qui va faire en sorte que la communauté va parler d’une seule voix. On va ensuite établir un plan pour collaborer avec le gestionnaire RCR et avec le gouvernement», explique M. Charest.

Pour créer l’OBNL, Yvon Charest a réussi rapidement à recruter des gens qui se sont engagés à contribuer à hauteur de 15 000$ chacun, pour financer le travail du regroupement pour analyser et préciser une vision commune de ce que pourrait être la montagne, et qui acceptent que leur nom soit rendu public. «Cinquante personnes ont déjà accepté cette entente en un mois. Ça montre à quel point il y a des gens vraiment insatisfaits, mais aussi que ces gens-là pensent que le MSA a un potentiel extraordinaire à exploiter», en conclut-il.

(Photo tirée du Facebook du regroupement)

La suite d’un premier pas

Le premier regroupement, dont la municipalité de Saint-Ferréol-les-Neiges fait partie, concerne le développement du Mont-Ferréol, sur le côté est de la montagne. Ce projet vise à développer le ski de fond et le ski hors-piste. La Corporation des Sentiers récréotouristiques de la Côte-de-Beaupré s’est jointe au Club de Marche Côte-de-Beaupré pour bonifier le projet. La mairesse Parise Cormier est déjà sur ce comité. «On avance pour la région, pour notre municipalité, pour notre économie, pour une plus grande accessibilité à ce site extraordinaire, pour une plus grande offre de services, » a commenté Parise Cormier sur Facebook.

«Si on compare le MSA avec les autres centres d’activités de loisirs quatre saisons au Québec, on en conclut qu’il serait important qu’il y ait de l’hébergement sur le site même en complément de ce qui existe déjà. Cela pour attirer de la clientèle et aider à rentabiliser les activités», pense le regroupement qui en fera l’analyse complète au cours des prochains mois.

(Photo tirée du Facebook du regroupement)

Deux ententes d’exploitation

RCR, gestionnaire de la montagne, a signé deux ententes avec la SEPAQ. Dans ces ententes, RCR est responsable du développement du MSA, il peut y faire de la construction, mais il n’est pas propriétaire du terrain. «Le pouvoir ultime appartient donc à la SEPAQ. À l’exclusion du ski alpin, celle-ci doit prendre une décision en 2024 afin de renouveler ou pas ce contrat dont la date effective est en 2029. Pour le ski alpin par contre l’entente actuelle a encore quelques décennies devant elle.»

 

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Commentaires 1

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  • Nicole

    Il faudrait aussi considérer le golf. Le chalet principal (club housse) est en très mauvais état et celui au 4e trou a été abandonné.