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10:26 10 novembre 2020 | mise à jour le: 12 novembre 2020 à 12:41 temps de lecture: 4 minutes

Les chevaux: une passion qui se développe

Pendant la COVID ç’a été difficile pour le couple de se retrouver à deux pour gérer tous les chevaux à temps plein. (Photo Métro Média – Julie Rose Vézina)
Une belle communauté s’est formée aux Écuries où une ambiance amicale règne. (Photo Métro Média – Julie Rose Vézina)

Équitation. Après près de 19 années à développer petit à petit leur rêve de chevaux, le couple formé de Mario Drouin et France Picard a finalement ouvert les portes des Écuries Bella au public cette année, juste avant la COVID.

C’est en 2001 que le couple a acheté sa terre agricole à Saint-Ferréol-les-Neiges. À cette époque, l’endroit ne comportait aucun bâtiment et la terre était en friche.

«Mon père avait un cheval quand j’étais jeune et je détestais ça. Mon épouse, elle, a été élevée sur une terre et elle adorait les chevaux. Je ne voulais pas monter à cheval, ça ne me disait rien l’entretien d’un cheval et tout», raconte Mario Drouin.

Mais, à l’invitation d’un voisin, le couple s’est mis à faire de l’équitation puis à suivre quelques formations avec ses enfants. «C’est devenu une passion. On travaillait tous les deux dans notre entreprise d’aménagement paysager donc on n’avait pas vraiment de temps. Moi j’étais plus ou moins pour le projet, mais finalement c’est moi qui suis devenu le plus passionné des deux. Je suivais des cours au Cap-Tourmente et je suis tombé en amour avec le cheval donc je l’ai acheté.

Deux jours après, pour éviter que mon cheval s’ennuie, on décide d’en magasiner un autre. À partir de là d’année en année, on a grossi le projet.» Le petit abri deux box du départ est devenu de plus en plus grand. Aujourd’hui les Écuries Bella comportent même un manège chauffé à 5 degrés en hiver.

«Le week-end, notre seule façon de décompresser alors que je travaillais 80h par semaine c’était de faire du cheval. Je faisais le vide, je ne pensais plus à rien.»

Mario Drouin

L’engouement du couple s’est développé au fil de leurs formations et lectures sur le sujet. «Le week-end, notre seule façon de décompresser alors que je travaillais 80h par semaine c’était de faire du cheval. Je faisais le vide, je ne pensais plus à rien. On n’a pas le choix avec un cheval, si on ne s’en occupe pas, il va faire des âneries pour nous ramener à l’ordre. Donc ça venait me tirer du quotidien et j’étais ancré dans le moment présent.»

Plus le temps passait, et moins Mario Drouin avait envie d’en sortir. « On tombe dans un bien-être qui nous transporte dans un autre univers», exprime-t-il. Le couple est donc retourné aux études pour se spécialiser. Elle en équitation thérapeutique et en zoothérapie avec un volet psychologique et lui en reproduction et en débourrage de chevaux.

Un lieu paisible et privé

Les Écuries Bella abritent actuellement 23 chevaux dont six seulement sont en pension. Le couple tient à ce que le lieu demeure paisible. Il est donc hors de question d’en faire un endroit commercial. Les gens qui peuvent le fréquenter sont triés sur le volet et, au final, sont devenus de grands amis, comme une grande famille.

Pour arriver à vivre de leur projet, le couple fait un peu de pensions, donne des cours d’équitation et de sauts pour débutants, fait de l’élevage et gère le cycle de l’insémination de juments qui leur sont confiées. «Je gère tout le processus, du choix de l’étalon selon ce que le client veut comme type de cheval au final, à la vérification des chaleurs de la jument et du bon temps pour pratiquer l’insémination. Ça évite à mes clients d’avoir à s’occuper du vétérinaire et de toutes les étapes.»

Les chevaux ont une belle vie aux Écuries Bella. Ils sont sortis tous les jours le matin et rentrés à l’écurie le soir, et reçoivent quatre repas par jour. «Ça me permet de gérer mon troupeau en même temps.» Les chevaux sont vendus soit directement après le sevrage, soit plus tard une fois débourrés. «Je m’assure que mes chevaux de qualité soient vendus à des propriétaires qui ont de l’expérience.»

Les sessions de cours d’équitation sont sans engagement. «On veut que ce soit une passion et non une obligation. C’est un beau loisir l’équitation et on veut que ça reste dans le plaisir.»

www.facebook.com/Les-Écuries-Bella

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