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14:55 7 août 2020 | mise à jour le: 7 août 2020 à 15:02 temps de lecture: 4 minutes

Se lancer en affaires à 22 ans, et pendant la COVID

Se lancer en affaires à 22 ans, et pendant la COVID
(Photo Métro Média – Julie Rose Vézina)

Si l’on entend beaucoup parler de fermeture d’entreprise suite à la crise de la COVID-19, on entend moins souvent des histoires de lancement d’entreprise en pleine pandémie. C’est pourtant ce qu’ont fait Christophe Blouin et sa conjointe, Caroline St-Pierre, qui se sont lancés en affaires le 11 mai dernier, en créant leur entreprise Pro-Marquage de la Capitale, située à Boischatel.

Christophe Blouin, qui a seulement 22 ans et réside à Sainte-Anne-de-Beaupré , travaillait déjà dans le domaine du lignage de stationnements depuis deux ans. C’est en discutant ensemble depuis environ un an que l’idée leur est venue. «Mon oncle, Sylvain Rodrigue, a la compagnie Pavage SM et a souvent besoin de quelqu’un pour faire du marquage, alors que Christophe en faisait déjà», explique Caroline St-Pierre qui a son cours en génie civil et qui a été chargée de projet et estimatrice en construction. «Je connais beaucoup de monde dans le domaine de la construction et je trouvais que Christophe était un gars mature pour son âge et à son affaire. Comme je suis une personne qui s’implique beaucoup dans son travail, l’idée de lancer une entreprise m’a toujours animée. Et, en travaillant autant d’heures pour un employeur, ce n’était pas bon pour ma famille», explique la maman de trois enfants.

En affaires comme en amour

C’est malgré la différence d’âge que cette association s’est formée entre les deux copropriétaires qui affirment y avoir réfléchi longtemps avant de se lancer ensemble dans l’aventure. «On se fait souvent dire qu’on se complète bien. On a travaillé sur notre plan tout l’hiver et juste comme on a eu notre financement il y a eu la COVID. Alors on ne savait plus quoi faire. On s’est demandé si c’était une bonne idée de foncer quand même et finalement on l’a fait le 11 mai dernier quand la santé publique a permis le retour de la construction», ajoute le jeune homme.

Les palettes de peinture, la remorque, le camion, il y avait beaucoup de choses à acheter pour démarrer «Il y a eu des retards dans les dépôts à cause de la COVID, il a fallu qu’on s’organise. C’était important pour nous d’avoir une belle image de la compagnie dès le départ. Notre image nous représente: on fait bien les choses et on veut que tout soit propre quand on quitte. On n’a pas l’intention de couler. On est prêts. On veut être reconnus pour la qualité de notre travail», affirme-t-elle.

Chacun ses forces

Caroline s’occupe de l’administration, de l’évolution de l’entreprise et des budgets alors que Christophe fait le travail, mais elle avoue le suivre pas mal partout puisqu’elle tient à toucher à tout afin d’avoir une meilleure idée globale des besoins de son entreprise et de ses clients. «C’est certain qu’on ne pouvait soumissionner sur rien avant d’avoir notre machinerie alors on part un peu de zéro. Mais là je vais pouvoir chercher des clients. Avec les conseils de mon oncle, je pars avec une bonne base de contacts ce qui nous donne un bon coup de main. Mes cousins aussi travaillent dans le domaine, alors ça va bien.»

Déjà, à quelque cinq semaines de ses débuts. Pro-Marquage a fait le lignage du Montagnais, du Uniprix et du Factory Outlet, entre autres, sur la Côte-de-Beaupré.

Pour plus d’info : www.promarquagedelacapitale.com et info@promarquagedelacapitale.com.

 

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