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14:13 26 juin 2020 | mise à jour le: 3 juillet 2020 à 16:53 temps de lecture: 4 minutes

Connectivité régionale: Une vision 360° du transport en commun

Connectivité régionale: Une vision 360° du transport en commun
(Capture d’écran – Ville de Québec)

ENVIRONNEMENT. Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) propose une bonification majeure de ses services et de ses infrastructures. L’objectif est de mieux arrimer ceux du RTC avec ceux des municipalités régionales de comté de Portneuf, de la Jacques-Cartier, de la Côte-de-Beaupré et de l’Île d’Orléans.

Régis Labeaume est sûr que les améliorations proposées faciliteront les interconnexions bidirectionnelles régionales. (Capture d’écran – Ville de Québec)

Cette vision 360e, décrite par le maire Régis Labeaume, est une mise à jour importante du plan de développement du RTC établi sur 10 ans. Cette association avec les autres sociétés de transports situées en périphérie de Québec favorisera une meilleure connectivité régionale d’est en ouest et du nord au sud. Le budget d’exploitation additionnel requis est de 34,1 M$ par an pour le RTC, soit 10 M$ pour le transport à la demande et 24,1 M$ pour le projet de bonification de la couronne périphérique.

«La vision est toujours la même, offrir plus d’options de déplacements pour aider les familles à se départir de la deuxième voiture.»
-Régis Labeaume

Parmi les améliorations annoncées ce matin, dont certaines seront déployées cet automne, notons des fréquences augmentées du Métrobus à partir des différents points de connexion, dont le Parc-O-Bus et les terminus Le Gendre, Henri-IV, Bastien, Saint-Émile, de la Faune, D’Estimauville, Seigneuriale et Sainte-Anne. «Aujourd’hui, 18% de la population au nord de l’autoroute Félix-Leclerc est à 800 mètres et moins du réseau. En 2026, ce taux atteindra 38%», commente le maire.

De plus, souligne Rémy Normand, président du RTC, l’ajout de parcours eXpress, qui desserviront, entre autres, les cinq Parc-o-bus de la couronne nord, rendra le service plus confortable. L’ajout de deux Parc-o-bus, l’un à Saint-Émile et l’autre à Lac-Saint-Charles, favorisera la connectivité régionale et l’intermodalité. Au fil des ans, le nombre des cases de stationnement dans les Parc-o-bus passera de 1000 à 6000.

Claude Lebel se réjouit de l’annonce faite par le RTC. (Capture d’écran – Ville de Québec)

Pour améliorer la rapidité et la fiabilité des services, le plan propose l’utilisation de près de 56 km de mesures préférentielles dont des voies réservées, dont 34 km se retrouvent sur les accotements autoroutiers. Le président assure qu’aucune voie de circulation ne sera retranchée.

Transport à la demande

Parmi les améliorations au réseau décrites ce matin, Rémy Normand dévoile une formule de transport à la demande. Il assure que cette initiative, offerte uniquement sur le territoire de Québec, ne se veut pas compétitive à l’industrie du taxi. «C’est un nouveau modèle qui était déjà identifié dans notre plan stratégique en 2018. C’est un segment de marché qui s’insère entre ce que fait le taxi et le transport en commun. Cela existe dans d’autres endroits dans le monde.»

Le président n’a pas été en mesure de préciser quel serait le coût d’utilisation de ce service dont l’abonnement mensuel pourrait être jumelé ou non avec celui du transport structurant. La première vague de déploiement est à l’automne 2021 pour le tester, l’évaluer et l’ajuster.

Pierre Lefrançois y voit une meilleure collaboration régionale. (Capture d’écran – Ville de Québec)

Réactions

Claude Lebel, maire de Stoneham-et-Tewkesbury et préfet de la MRC Jacques-Cartier, applaudit l’annonce du RTC. «On offre maintenant une réalité régionale du transport en commun. J’y vois un symbole d’union.»

Pierre Lefrançois, maire de L’Ange-Gardien et préfet de la MRC de la Côte-de-Beaupré, y voit également une opportunité pour toute la région. «Notre transport collectif est en partenariat avec l’Île d’Orléans. Ces actions concrètes d’amélioration de transport nous permettront d’être plus efficaces et plus conviviaux.» Il ajoute que les lignes express seront plus rapides aux abords de l’avenue Destimauville et du boulevard Montmorency. «Nous voulons aussi améliorer nos technologies de transport avec le RTC.»

Régis Labeaume rappelle que l’abandon d’un deuxième véhicule par ces interconnexions régionales du réseau permettra à une famille d’économiser entre 8000$ et 10 000$ par an.

Le budget d’exploitation additionnel requis est de 34,1 M$ par an pour le RTC, soit 10 M$ pour le transport à la demande et 24,1 M$ pour le projet de bonification de la couronne périphérique.

 

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