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14:25 15 octobre 2019

Bio ferme des Caps: Convictions environnementales à partager

Bio ferme des Caps: Convictions environnementales à partager
Dominique Bouchard, propriétaire de la bio ferme des Caps depuis une dizaine d’années. (Photo Métro Média – Julie Rose Vézina)

CULTURE. La bio ferme des Caps a le vent dans les voiles, c’est le moins qu’on puisse dire. La propriétaire, Domique Bouchard, vient de signer une entente de distribution avec Orange Maison – Division A. Lassonde pour produire 400 000 bouteilles de son kombucha Korzen par année au même moment où elle développe actuellement des visites thématiques sur sa terre.

Dominique Bouchard est passée par bien des étapes avant d’en arriver à la production de son produit fétiche, le kombucha. Au départ, elle a acheté la terre pour le bois, puis, quand elle a vu les champs au printemps, elle s’est sentie interpellée.

Adepte de jardinage, elle a produit des germinations, ensuite des pousses, puis elle a planté tous les fruits imaginables pour ne produire actuellement que les fruits et herbes bio qui servent à concocter ses huit différentes saveurs de kombucha dont la distribution s’étend présentement à la province et à l’Ontario. Groseille, cassis, amélanchier, sureau, argousier, camerise, pour ne nommer que ceux-ci, tout y est.

Si cultiver des fruits bio veut aussi dire produire des fruits un peu moins parfaits, Dominique Bouchard affirme y voir une opportunité d’éduquer les gens pour les ramener vers la sauvegarde de l’environnement. «Le beau et le parfait, ça fait mal à la planète. Il faut changer ces exigences-là. Les pesticides n’ont pas été inventés pour faciliter l’agriculture, mais bien pour améliorer l’apparence du produit. Mais ça ne change rien au niveau de la saveur ou du jus du fruit qu’il soit moins beau. Par contre, les additifs chimiques nous rendent malades», croit-elle.

Elle affirme même ne mettre aucun engrais, même naturel, sur ses plants, fidèle aux principes de base de la permaculture. Cela évite selon elle d’amener sur sa terre les maladies des autres.

Un plant de camerises en fleurs. (Photo Métro Média – Julie Rose Vézina)

Activités à la ferme

La productrice compte user de ses propres valeurs environnementales pour organiser des visites thématiques et éducatives sur sa terre où elle parlera de permaculture, de régime hypotoxique et de bain de forêt, entre autres sujets, en plus d’apprendre à ses visiteurs comment faire une choucroute, le tout suivi d’une dégustation des produits de la ferme. «Le régime hypotoxique en résumé, a été créé par le Dr Seignalet afin de mettre en lumière les différents facteurs environnementaux qui peuvent déclencher des maladies inflammatoires chroniques par exemple la pollution, l’exercice, l’alimentation et le stress. Y sont interdits, entre autres, les produits industriels transformés, le gluten et les produits laitiers.»

Pour ce qui est du bain de forêt, on parle ici de sylvotherapie, qui consiste au mieux-être et à la gestion du stress par les arbres. «C’est une thérapie très populaire en Europe. L’air dans la forêt est pur. Il est rempli d’ions négatifs à cause du travail de purification des arbres. On va donc y donner des ateliers de respiration entre autres choses», explique Dominique, qui, au début de la soixantaine, est encore bien loin de penser à la retraite!

Toute l’info : www.korzen.ca et www.biofermedescaps.com

La ferme produit huit différentes saveurs de kombucha Korzen, une boisson faite à base de thé fermenté, depuis maintenant six ans. (Photo Métro Média – Julie Rose Vézina)

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