Actualités
10:13 9 août 2019

Important projet de cartographie des cours d’eau

Important projet de cartographie des cours d’eau
Ce projet, d’une valeur de plus de 150 000$, est financé à hauteur de 93 310$ par le MAPAQ dans le cadre du programme Prime-Vert et est réalisé grâce à l’important soutien financier et technique de la MRC de La Côte-de-Beaupré. (Photo gracieuseté)

TERRITOIRE. C’est à la suite d’un problème de cartographie soulevé en 2013, entre autres par la MRC de la Côte-de-Beaupré, que l’Organisme de bassins versants de Charlevoix – Montmorency (OBV-CM), débutera sous peu un projet de cartographie des cours d’eau dans les secteurs agricoles de la Côte-de-Beaupré et de Charlevoix. Il s’agira d’un outil important afin d’améliorer la cohésion entre les activités agricoles et les milieux hydriques de la Côte.

Le projet de cette année, qui s’inscrit dans un projet global amorcé en 2016, visera plus précisément les zones agricoles de Saint-Tite-des-Caps, de Saint-Ferréol-les-Neiges et de Saint-Joachim. «On refait la cartographie des cours d’eau à partir d’une technologie de télédétection par laser nommée LiDAR ainsi que des photographies aériennes dont nous allons valider les informations sur le terrain. On va vérifier si les cours d’eau qui passent là sont permanents, intermittents ou si ce sont des fossés», explique Payse Mailhot, biologiste coordonnatrice de projet.

Ce projet aura un double objectif et fait suite à la cartographie complète des périmètres urbains de toute la Côte-de-Beaupré. «Les données actuelles du gouvernement ont été faites à une échelle moins précise. Nous, on veut préciser la carte existante pour les besoins d’aménagement du territoire. Présentement, il y a des endroits où il y a des cours d’eau carrément inexistants dans l’ancienne cartographie, ce qui fait que les producteurs agricoles n’ont pas le droit d’aller épandre leur engrais sinon ils sont pénalisés. Et, dans d’autres cas, il y a des cours d’eau, mais qui ne sont pas protégés, donc certains producteurs, sans le savoir pensent que ce sont des fossés et épandent trop près», ajoute Mme Mailhot.

Lorsque la cartographie sera faite, les intervenants de l’OBV-CM travailleront avec les responsables de l’aménagement du territoire de chaque municipalité, des agronomes, le MAPAQ et les MRC afin que l’information soit diffusée et accessible à tous.

«L’OBV-CM est un organisme de concertation des acteurs du milieu. On est là pour écouter leurs problématiques et proposer des solutions qui peuvent être mises en place par les acteurs eux-mêmes ou alors ils peuvent nous mandater pour le faire», tient à clarifier Isabelle Courchesne, responsable des communications et relations avec le milieu, en terminant.

Jean Landry, directeur général, Isabelle Courchesne responsable des communications et relations avec le milieu et Payse Mailhot, biologiste coordonnatrice de projet. (Photo Métro Média – Julie Rose Vézina)

Commentaires 0

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *