Communaute
12:09 15 décembre 2018

Décès de Bernard Landry : Une influence marquante à Château-Richer

Décès de Bernard Landry : Une influence marquante à Château-Richer
Selon les archives, la démolition aurait servi à faire du site du vieux couvent un stationnement. (Photo tirée du Facebook Aux Trois Couvents)

Dans les années 1990, l’homme politique Bernard Landry s’est impliqué de près dans la sauvegarde du vieux couvent de Château-Richer. Avec son décès survenu au début du mois de novembre, les citoyens de la municipalité se souviennent.

Fin 1997, on menaçait le vieux couvent d’être démoli, mais des organismes destinés à la conservation du patrimoine bâti faisaient tout en leur pouvoir pour dénoncer cette mesure radicale. Des citoyens engagés ont alors invité le ministre des Finances de l’époque, M. Landry, afin de le sensibiliser à l’importance patrimoniale du lieu.

La cause lui tenant à cœur, il a encouragé la démarche citoyenne de «réhabilitation du bâtiment actuel, jumelé à une démarche de conservation des vestiges du premier couvent», peut-on lire dans un court texte publié par des résidents au lendemain de son décès.

Devenu premier ministre du Québec quelques années plus tard, en 2001, il a accordé à Agnès Maltais, alors ministre de la Culture et des Communications, la permission d’annoncer une aide financière de 1 240 000$ pour réaliser le projet de rénovation.

En 2001, Bernard Landry a accordé la permission d’annoncer une aide financière de 1 240 000$ pour réaliser le projet de rénovation. (Photo Métro Média – Archives)

La mission d’aujourd’hui

Le vieux couvent de Château-Richer, rénové à deux reprises, constitue toujours un acteur culturel important dans la région, lui qui a d’ailleurs été classé patrimoine archéologique en 2015. Les fondements identitaires de l’organisme muséal à but non lucratif ont toutefois migré davantage vers la promotion et la mise en valeur de l’identité culturelle.

Geneviève Bergeron, directrice du Centre d’interprétation, qui se nomme aujourd’hui Aux Trois Couvents, explique qu’une grande place est accordée aux artistes et artisans afin que les programmations culturelles œuvrent à rassembler la population locale. «On s’est rendu compte que l’identité d’un lieu ne passait pas simplement par son histoire et son patrimoine, mais aussi par sa culture», illustre-t-elle.

 

 

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